Tarif de l'accise sur l'électricité en 2026 : tout comprendre avant de lire
Quel est le tarif de l'accise sur l'électricité en 2026 ? Taux normal à 30,85 €/MWh, taux réduits, majoration ZNI, exonérations : guide pratique


L'accise sur l'électricité s'élève à 30,85 €/MWh (soit 0,03085 €/kWh) depuis le 1er février 2026 pour les compteurs de moins de 36 kVA, selon le Bulletin officiel des Finances publiques (BOFiP, 2026). Ce tarif intègre la majoration applicable aux zones non interconnectées (ZNI) entrée en vigueur le 1er août 2025. Les particuliers résidentiels ne bénéficient d'aucun tarif réduit ni exonération.
Le tarif normal de l'accise sur l'électricité s'établit à 30,85 €/MWh depuis le 1er février 2026, selon le Bulletin officiel des Finances publiques (BOFiP, 2026). Derrière ce chiffre se cache une taxe qui pèse directement sur chaque facture d'électricité, sans que beaucoup de propriétaires sachent exactement à quoi elle correspond. Si vous rénovez votre logement et installez une pompe à chaleur, anticiper cette ligne tarifaire devient un réflexe utile : une hausse de consommation fait mécaniquement grimper le montant de l'accise. Voici comment cette taxation fonctionne, qui la paie réellement et ce qu'elle représente concrètement dans un budget énergie.
L'accise sur l'électricité, c'est quoi exactement ?
L'accise sur l'électricité est une taxe perçue sur chaque kilowattheure consommé par le client final. Son montant figure sur la facture d'électricité, sous l'intitulé « Taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité » ou simplement « Accise ». Elle remplace depuis le 1er janvier 2022 l'ancienne CSPE (Contribution au Service Public de l'Électricité), elle-même souvent désignée sous le sigle TICFE (Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d'Électricité).
Concrètement, chaque fois que vous allumez un radiateur, faites tourner un lave-linge ou rechargez une batterie de véhicule électrique, une fraction du prix revient à l'État via cette accise. Son produit est affecté au budget général et contribue notamment au financement du chèque énergie et des charges de service public de l'énergie, précise le site officiel des impôts (impots.gouv.fr, 2022).
Sur votre facture, l'accise n'est pas la seule ligne fiscale. Trois grandes impositions cohabitent : l'accise donc, la TVA (à 20 % sur l'abonnement et la consommation, ou 5,5 % sur certaines composantes selon le type de contrat) et la CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement), qui finance les droits spécifiques des régimes de retraite du personnel des industries électriques et gazières. Le TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité) s'y ajoute, mais il s'agit d'un tarif régulé d'acheminement, pas d'une taxe à proprement parler.
De la CSPE à l'accise : un changement de nom, pas de nature
Avant 2022, la taxe pesant sur la consommation électrique s'appelait CSPE. Introduite en 2003, elle avait pour objet de compenser les charges de service public de l'énergie. Le 1er janvier 2022, la réforme de la fiscalité énergétique issue de la loi de finances pour 2020 a remplacé plusieurs taxes sectorielles : dont la CSPE : par une accise unique, codifiée dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS).
Ce changement de nom n'a pas modifié la nature de l'imposition. La taxe reste due par le consommateur final, collectée par le fournisseur d'électricité et reversée à la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). L'objectif était de simplifier un empilement fiscal devenu illisible.
Quelle est la base légale de l'accise sur l'électricité ?
Le cadre légal de l'accise figure aux articles L.312-35 et suivants du Code des impositions sur les biens et services (CIBS), consultables sur Légifrance. L'article L.312-13 pose le principe de l'exigibilité de la taxe au moment de la fourniture de l'électricité au consommateur final.
Les tarifs applicables sont fixés par arrêté et publiés au Bulletin officiel des Finances publiques (BOFiP). Pour la campagne 2026, le tarif de 30,85 €/MWh résulte de l'application de l'article L.312-37-1 du CIBS, qui prévoit une majoration spécifique pour les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental (ZNI).
Quel est le tarif de l'accise sur l'électricité en 2026 ?
La réponse dépend de la catégorie de consommation dans laquelle vous vous situez. Pour l'immense majorité des particuliers, le tarif est unique : 30,85 €/MWh, applicable depuis le 1er février 2026 (BOFiP, 2026).
Pour comprendre l'ensemble des coûts, il est essentiel de se pencher sur le prix de l'électricité en 2026 et les facteurs qui l'influencent.
Ce montant intègre la majoration ZNI entrée en vigueur le 1er août 2025 (impots.gouv.fr, 2025). Avant cette date, le tarif de référence s'établissait à un niveau inférieur : les fournisseurs appliquaient un coefficient correcteur désormais fondu dans le tarif unique. L'administration fiscale a simplifié la mécanique en publiant directement le tarif plein.
Pour les professionnels et les industriels, d'autres catégories tarifaires existent. Le critère déterminant est la puissance du compteur : en dessous de 36 kVA, c'est le tarif normal qui s'applique, quelle que soit l'activité du site. Au-delà, des taux réduits ou nuls peuvent entrer en jeu selon l'usage qui est fait de l'électricité.
Tarif normal : 30,85 €/MWh depuis février 2026
Le tarif normal de 30,85 €/MWh concerne tous les sites alimentés par un compteur d'une puissance inférieure à 36 kVA. Cela englobe la quasi-totalité des foyers français : un compteur résidentiel standard délivre entre 6 et 12 kVA en monophasé, loin du seuil des 36 kVA.
Traduit en euros par kilowattheure pour le rendre plus parlant : 30,85 € divisé par 1 000 donne 0,03085 €/kWh, soit un peu plus de 3 centimes d'euro par kilowattheure consommé. Ce chiffre est stable depuis le 1er février 2026 et s'applique uniformément, quel que soit le fournisseur (EDF, Engie, TotalEnergies, fournisseurs alternatifs : tous collectent la même accise au même taux).
À cet égard, le tarif électricité 2026 est un élément clé à considérer pour chaque ménage.
La majoration ZNI : c'est quoi, et qui la paie ?
Les zones non interconnectées (ZNI) désignent les territoires insulaires dont le réseau électrique n'est pas relié au continent : Corse, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion, Saint-Pierre-et-Miquelon, ainsi que les îles du Ponant. Depuis le 1er août 2025, une majoration d'accise s'applique pour financer la péréquation tarifaire entre ces territoires et la métropole.
Cette majoration a été intégrée aux tarifs pleins publiés au BOFiP. Le taux de 30,85 €/MWh inclut donc cette composante, sans que le consommateur métropolitain ait à effectuer un calcul supplémentaire. La majoration ZNI n'est pas une taxe additionnelle : elle est fondue dans le tarif unique, conformément à l'article L.312-37-1 du CIBS.
Taux réduit d'accise sur l'électricité : quelles conditions ?
Un taux réduit d'accise existe pour les entreprises dont l'activité est considérée comme énergo-intensive ou exposée à un risque de fuite de carbone. Les conditions sont fixées par le CIBS et concernent des secteurs précis : métallurgie, chimie, papier-carton, matériaux de construction, etc.
Pour les sites alimentés en haute tension (compteurs supérieurs à 36 kVA), le tarif peut descendre à des niveaux très inférieurs au taux normal, sous réserve de respecter les seuils réglementaires. En pratique, un artisan électricien travaillant depuis un local équipé d'un compteur 9 kVA paie le même tarif d'accise qu'un ménage. Le taux réduit ne profite qu'aux gros consommateurs industriels.
Comment calculer l'accise électricité sur une facture ?
Le calcul est simple, mais le passage du mégawattheure au kilowattheure : l'unité qui figure sur les factures domestiques : mérite une conversion explicite. La formule de base est la suivante :
Montant de l'accise (€) = Consommation en kWh × 0,03085
Le prix électricité 2026 en France est défini par plusieurs composantes, dont cette accise fait partie.
Le coefficient 0,03085 correspond au tarif de 30,85 €/MWh divisé par 1 000. Pour 1 000 kWh consommés, l'accise s'élève donc à 30,85 €. Sur une facture annuelle, cette ligne représente plusieurs centaines d'euros pour un foyer chauffé à l'électricité. L'impact concret dépend directement du volume de consommation, ce qui explique pourquoi les propriétaires en rénovation énergétique ont intérêt à comprendre ce mécanisme : isoler son logement ou remplacer des convecteurs par une pompe à chaleur réduit la consommation, et donc l'accise due.
La formule de calcul de l'accise pas à pas
Sur votre facture, repérez d'abord votre consommation en kWh. Elle figure généralement en page 1 ou 2, sous la forme « Consommation : XXXX kWh ». Appliquez ensuite la conversion :
- 1 MWh = 1 000 kWh
- Tarif = 30,85 €/MWh
- Tarif au kWh = 30,85 ÷ 1 000 = 0,03085 €
Multipliez votre consommation par 0,03085. Le résultat correspond au montant de l'accise pour la période couverte par la facture. Cette ligne apparaît aussi directement sur le document, souvent libellée « Accise (ex-TICFE) » ou « Taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité », avec le montant en euros déjà calculé.
Cas pratique : une maison rénovée avec pompe à chaleur
Prenons le cas concret d'une maison de 120 m², rénovée en 2025, dont le propriétaire a remplacé une chaudière fioul par une pompe à chaleur air-eau. La consommation électrique totale du logement : chauffage, eau chaude sanitaire, usages domestiques : atteint 8 000 kWh par an.
Le calcul de l'accise donne : 8 000 × 0,03085 = 246,80 € par an. Avant rénovation, avec une isolation médiocre et des convecteurs électriques, la même maison consommait 14 000 kWh/an, soit une accise annuelle de 431,90 €. La différence : 185,10 € : est directement liée à la baisse de consommation, indépendamment du prix du kWh. Ce n'est pas une économie « visible » ligne à ligne, mais la réduction mécanique de l'assiette taxable profite au budget du ménage.
Pour en savoir plus sur l'impact de cette taxe sur votre budget, consultez notre article sur la facture électricité janvier 2026.
Qui est redevable de l'accise sur l'électricité ?
Tout consommateur final d'électricité situé sur le territoire français est redevable de l'accise. Le redevable légal, au sens du CIBS, est la personne qui consomme l'électricité : particulier, entreprise, collectivité, administration.
Dans la pratique, le fournisseur d'électricité joue le rôle de collecteur. Il facture l'accise au consommateur sur chaque échéance, puis reverse les sommes à la DGFiP. Le consommateur n'a aucune déclaration à produire, aucune démarche à accomplir. Depuis le 1er janvier 2023, les éventuelles régularisations : remboursement de trop-perçu, demande de taux réduit pour les entreprises éligibles : s'effectuent directement auprès de la DGFiP, et non plus par l'intermédiaire du fournisseur (impots.gouv.fr, 2022).
Pour un propriétaire bailleur, le locataire est le consommateur final : c'est lui qui supporte l'accise sur sa consommation propre. Le propriétaire ne paie l'accise que sur les parties communes et les équipements collectifs lorsqu'il en a la charge.
Particuliers : une taxe prélevée automatiquement
Aucune démarche n'est requise de la part des ménages. Le fournisseur applique le tarif normal de 30,85 €/MWh sur chaque kilowattheure facturé. L'accise apparaît comme une ligne distincte du prix de l'abonnement et du prix du kWh hors taxe.
Même en cas de déménagement ou de changement de fournisseur, le mécanisme reste transparent. Le nouveau contrat déclenche automatiquement l'application du tarif en vigueur à la date de facturation. Il n'existe pas de plafonnement ni de dégressivité de l'accise pour les particuliers : un ménage modeste paie le même taux qu'un foyer aisé, à consommation identique.
Entreprises : redevables mais potentiellement éligibles à un tarif réduit
Les entreprises sont redevables au même titre que les particuliers, mais certaines peuvent prétendre à un tarif réduit ou nul selon la nature de leur activité. Le critère principal est l'appartenance à un secteur reconnu comme énergo-intensif ou exposé à un risque significatif de fuite de carbone.
Pour bénéficier du taux réduit, l'entreprise doit adresser à son fournisseur une attestation justifiant de son éligibilité, établie conformément aux dispositions du CIBS. La régularisation éventuelle relève de la DGFiP. Un commerçant de proximité, un restaurant ou un cabinet médical : dont le compteur reste inférieur à 36 kVA : paie le tarif normal, sans possibilité de dérogation.
Exonération d'accise sur l'électricité : qui peut en bénéficier ?
L'exonération totale d'accise : le « tarif nul » : existe dans le droit français, mais elle ne concerne pas les ménages. Aucun particulier résidentiel ne peut prétendre à une exonération de cette taxe, quels que soient ses revenus ou sa situation. Le chèque énergie, destiné aux foyers modestes, constitue un dispositif distinct qui n'efface pas l'accise, mais apporte une aide forfaitaire.
Les cas d'exonération prévus par le CIBS visent des usages très spécifiques de l'électricité : production de certains biens industriels, électrolyse, ou encore consommation d'électricité pour la production d'électricité (autoconsommation des centrales). Les tarifs réduits, eux, s'adressent aux secteurs manufacturiers exposés à la concurrence internationale.
Tarifs nuls et réduits : les secteurs concernés
Les secteurs éligibles aux tarifs réduits ou nuls d'accise sont listés dans une annexe du CIBS et correspondent aux activités reconnues comme fortement consommatrices d'énergie :
- Métallurgie et sidérurgie
- Fabrication de produits chimiques et pharmaceutiques
- Production de pâte à papier, papier et carton
- Fabrication de matériaux de construction (ciment, chaux, plâtre)
- Extraction minière et première transformation des métaux non ferreux
Pour les ménages, trouver le meilleur tarif électricité 2026 est une préoccupation majeure pour maîtriser le budget.
Ces entreprises doivent démontrer que leurs coûts énergétiques représentent une part significative de leur valeur ajoutée pour accéder au taux réduit. Le tarif nul est réservé aux procédés d'électrolyse et à quelques usages très ciblés.
Comment obtenir le bénéfice d'un tarif réduit auprès de son fournisseur ?
L'entreprise éligible doit transmettre à son fournisseur d'électricité une attestation sur l'honneur précisant la nature de son activité et le volume de consommation concerné par le tarif réduit. Le fournisseur ajuste alors la facturation.
Les régularisations se font auprès de la DGFiP. Une entreprise qui aurait payé le tarif plein alors qu'elle remplissait les conditions du taux réduit peut demander le remboursement du trop-versé, dans le délai de réclamation prévu par le Livre des procédures fiscales. Depuis le 1er janvier 2023, cette démarche ne passe plus par le fournisseur mais directement par l'administration fiscale (impots.gouv.fr, 2022).
Accise, TURPE, CTA, TVA : ne pas confondre les taxes sur votre facture
L'erreur la plus fréquente, chez les particuliers comme chez les petits professionnels, consiste à attribuer l'intégralité de la fiscalité électrique à l'accise. Une facture comporte pourtant plusieurs strates distinctes, et les additionner sans les distinguer mène à des réclamations infondées auprès du fournisseur.
La confusion naît souvent de la lecture rapide du document : en bas de page, le total des taxes est parfois présenté de manière agrégée. Le consommateur qui ne détaille pas chaque ligne risque de croire que l'accise a doublé ou triplé, alors que c'est l'empilement TURPE + CTA + TVA + accise qui produit cet effet. Pour décrypter finement sa facture d'électricité, il faut isoler chaque composante.
Chaque consommateur devrait s'intéresser au tarif réglementé électricité 2026 pour mieux anticiper ses dépenses énergétiques.
Les trois taxes principales sur une facture EDF ou autre fournisseur
Quatre composantes pèsent sur la facture d'électricité au-delà du prix de la molécule elle-même :
- L'accise (ex-CSPE/TICFE) : 30,85 €/MWh, soit 0,03085 €/kWh. Taxe assise sur la consommation, reversée au budget général.
- Le TURPE : tarif régulé par la CRE (Commission de régulation de l'énergie), il rémunère l'acheminement de l'électricité via les réseaux de transport et de distribution. Il ne s'agit pas d'une taxe mais d'un coût d'infrastructure.
- La CTA : contribution calculée en pourcentage du TURPE, elle finance les droits spécifiques de retraite des personnels des industries électriques et gazières. C'est une taxe affectée, pas une recette budgétaire générale.
- La TVA : 20 % sur l'abonnement et la consommation pour les compteurs jusqu'à 36 kVA, avec un taux réduit de 5,5 % applicable sur la part « abonnement » et sur la CTA.
L'erreur à ne pas commettre en lisant votre facture d'électricité
Dans les faits, beaucoup de consommateurs additionnent mentalement toutes les lignes « non-énergie » de leur facture et les imputent à la seule accise. Résultat : ils estiment que l'accise représente 30 à 40 % du total, alors qu'elle en constitue une part bien plus modeste : autour de 10 à 15 % pour un foyer moyen.
Conséquence concrète : des réclamations sont adressées au fournisseur pour contester une « hausse de l'accise » qui correspond en réalité à une augmentation du TURPE ou à un élargissement de l'assiette de la TVA. Avant de saisir le médiateur de l'énergie ou d'appeler le service client, vérifiez ligne par ligne quelle taxe a évolué. Le fournisseur n'est que le collecteur de l'accise ; il ne fixe ni son taux ni son assiette.
Augmentation de l'accise sur l'électricité : historique et perspectives
L'accise a connu plusieurs évolutions depuis son introduction. À l'origine, la CSPE était fixée à un niveau modeste : moins de 5 €/MWh au début des années 2000. Elle a augmenté progressivement pour atteindre 22,50 €/MWh en 2016. Le bouclier tarifaire mis en place entre 2022 et 2024 l'avait ramenée à un niveau symbolique (1 €/MWh pour les ménages) afin de contenir la flambée des prix de l'énergie.
La sortie du bouclier tarifaire, amorcée en février 2024 puis consolidée en février 2025, a rétabli un tarif normal. La majoration ZNI du 1er août 2025 a porté ce tarif à 30,85 €/MWh au 1er février 2026, soit le niveau actuel (BOFiP, 2026).
Les perspectives au-delà de 2026 relèvent de la loi de finances. Le gouvernement pourrait moduler ce taux, à la hausse comme à la baisse, dans le cadre de la trajectoire budgétaire. Aucune modification n'est cependant programmée à ce jour. La fiscalité énergétique reste un levier budgétaire sensible, et les débats parlementaires à venir détermineront si le tarif de 30,85 €/MWh perdure au-delà de l'année en cours.
Pour une analyse complète des coûts, il est pertinent de se pencher sur l'accise électricité 2026 qui impactera directement la facture.
Points clés
- L'accise électricité s'élève à 30,85 €/MWh depuis le 1er février 2026 pour les compteurs inférieurs à 36 kVA, soit 0,03085 € par kWh consommé
- Les particuliers résidentiels ne bénéficient d'aucun tarif réduit ni exonération : le taux normal s'applique automatiquement, quel que soit le fournisseur
- Le fournisseur collecte l'accise et la reverse à la DGFiP ; le consommateur final n'a aucune déclaration à produire
- L'accise n'est qu'une composante de la fiscalité électrique : TURPE, CTA et TVA s'y ajoutent sur chaque facture
- Un foyer chauffé par pompe à chaleur consommant 8 000 kWh/an acquitte environ 247 € d'accise annuelle
Fiche pratique
| Tarif normal 2026 | 30,85 €/MWh, soit 0,03085 €/kWh (BOFiP, 1er février 2026) |
| Qui est concerné | Tout consommateur final d'électricité en France, particulier comme entreprise |
| Où voir l'accise | Sur la facture d'électricité, ligne « Accise » ou « Taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité » |
| Démarche à effectuer | Aucune pour les particuliers (prélèvement automatique). Attestation à fournir pour les entreprises éligibles à un taux réduit |
| Exonération possible | Non pour les ménages. Tarifs réduits et nuls réservés à certains secteurs industriels énergo-intensifs |
| Régularisation | Auprès de la DGFiP depuis le 1er janvier 2023 (impots.gouv.fr) |
Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).
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Vos questions
Quelle est la taxe sur l'électricité en France ?
La principale taxe sur la consommation d'électricité est l'accise (ex-CSPE/TICFE), dont le tarif normal s'établit à 30,85 €/MWh depuis le 1er février 2026 (BOFiP, 2026). Elle représente environ 0,03085 € par kWh. À cette accise s'ajoutent la CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement) et la TVA, portée à 20 % sur la consommation.
Comment calculer le droit d'accise ?
Multipliez votre consommation en kWh par 0,03085 (soit 30,85 €/MWh divisé par 1 000). Exemple : pour 8 000 kWh consommés dans l'année, l'accise s'élève à 8 000 × 0,03085 = 246,80 €. Le fournisseur effectue ce calcul automatiquement sur chaque facture.
Quels sont les différents tarifs de l'électricité ?
Plusieurs catégories de tarifs existent. Le tarif normal d'accise à 30,85 €/MWh s'applique à tous les compteurs de moins de 36 kVA. Des tarifs réduits ou nuls existent pour les industriels énergo-intensifs. Par ailleurs, le prix du kWh hors taxe varie selon le fournisseur et le type d'offre : tarif réglementé (TRVE) ou offre de marché.
Quelles sont les taxes sur une facture EDF ?
Une facture EDF comporte quatre composantes au-delà du prix de l'énergie : l'accise (30,85 €/MWh), le TURPE (acheminement), la CTA (contribution de retraite des IEG) et la TVA (20 % sur la consommation, 5,5 % sur l'abonnement et la CTA). L'accise n'est donc qu'une partie de la fiscalité totale appliquée à la facture.

