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Facture électricité janvier 2026 : décryptage des hausses, des taxes

Facture électricité janvier 2026 : accise, fin de l'ARENH, tarifs réglementés... Comprendre chaque ligne de votre facture et agir pour limiter la hausse.

Delphine DuvalDelphine Duval 19 min de lecture
Comprendre sa facture d'électricité | Allo ENGIE

Votre facture d'électricité de janvier 2026 n'affichera pas la baisse attendue. La fin du dispositif ARENH et une forte hausse de la taxe accise, qui atteint 30,85 €/MWh, annulent les effets de la baisse des prix sur le marché de gros. Une augmentation de +2,5% est aussi prévue en août 2026.

Votre facture d'électricité de janvier 2026 intègre deux changements structurels majeurs : la fin du dispositif ARENH et une augmentation notable de l'accise (l'ancienne TICFE), la principale taxe sur la consommation. Ces deux facteurs combinés annulent la baisse des prix de gros attendue sur le marché, expliquant pourquoi votre facture ne diminuera pas comme espéré. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour anticiper le coût réel de votre énergie.

En bref

  • L'accise sur l'électricité passe à 30,85 €/MWh au 1er janvier 2026, alourdissant la part fiscale de la facture.
  • La fin du dispositif ARENH au 31 décembre 2025 prive les fournisseurs d'un accès à l'électricité nucléaire à bas coût.
  • Une baisse potentielle de 9 % HT du prix du kWh a été annulée par ces changements réglementaires et fiscaux.
  • Une hausse supplémentaire de +2,5 % des tarifs réglementés est déjà prévue pour le 1er août 2026.
  • Le calcul du DPE pour les logements électriques est modifié, ce qui peut influencer la note de votre bien.

Ce qui change sur votre facture d'électricité au 1er janvier 2026

Au 1er janvier 2026, plusieurs lignes de votre facture d'électricité évoluent de manière significative, modifiant la structure de ce que vous payez chaque mois. Les principaux changements ne concernent pas le prix de l'abonnement en lui-même, mais bien le coût du kilowattheure (kWh) consommé, à travers la fiscalité et le mode d'approvisionnement des fournisseurs. Le bouclier tarifaire et l'amortisseur électricité, qui protégeaient les consommateurs des fortes envolées des prix de marché, ne sont plus en vigueur.

Les deux évolutions majeures sont l'augmentation de l'accise sur l'électricité et la disparition du mécanisme ARENH. Ces mesures, décidées par les pouvoirs publics, ont un impact direct et immédiat sur le montant hors taxes et le montant final TTC de votre facture. Elles expliquent pourquoi, malgré une accalmie sur les marchés de gros de l'énergie, les factures des particuliers ne reflètent pas cette tendance à la baisse.

Voici un aperçu des principaux postes qui changent :

  • L'accise sur l'électricité : Cette taxe, qui fait partie des contributions et taxes sur l'énergie, connaît une hausse substantielle.
  • Le prix de la fourniture d'énergie : La fin de l'ARENH oblige les fournisseurs à se couvrir différemment sur les marchés, ce qui se répercute sur le prix du kWh facturé au client final.
  • Les options tarifaires (Base, Heures Pleines/Creuses) : Bien que leur structure demeure, leur rentabilité est affectée par l'évolution du coût de l'énergie.

Accise sur l'électricité : le nouveau taux à 30,85 €/MWh

La modification la plus directe sur votre facture est le relèvement du tarif de l'accise sur l'électricité, aussi connue sous son ancien nom de Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d'Électricité (TICFE). Selon le Bulletin Officiel des Finances Publiques (BofIP, 31 déc. 2025), le taux de l'accise applicable aux ménages et assimilés est fixé à 30,85 € par mégawattheure (MWh) dès le 1er janvier 2026. Ce montant représente une augmentation significative et pèse directement sur chaque kWh que vous consommez.

Comprendre les évolutions de la fiscalité est essentiel pour anticiper le coût de votre énergie, notamment la TVA électricité 2026 : taux, barème et plafond qui aura un impact sur votre facture.

Un arrêté du 27 janvier 2026, publié sur Legifrance, module légèrement ce chiffre pour la période suivante. Il précise que le tarif normal pour les ménages sera de 25,19 €/MWh à compter du 1er février 2026 et jusqu'au 31 janvier 2027. Cette taxe est identique pour tous les consommateurs particuliers, quel que soit leur fournisseur ou leur contrat, et constitue une part non négligeable de la facture finale. Son augmentation a donc un effet mécanique et inévitable sur le montant total à payer.

Fin de l'ARENH : pourquoi la baisse de 9 % n'a pas eu lieu

L'autre événement majeur est la fin, au 31 décembre 2025, du mécanisme d'Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique (ARENH). Ce dispositif obligeait EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à ses concurrents à un prix fixe et avantageux de 42 €/MWh, bien inférieur aux prix du marché de gros ces dernières années. Grâce à l'ARENH, les fournisseurs alternatifs pouvaient proposer des tarifs compétitifs à leurs clients. Sa disparition les contraint désormais à s'approvisionner à 100 % sur le marché, dont les prix sont plus volatils et souvent plus élevés.

Selon une analyse du secteur (les-energies-renouvelables.eu, 2026), le maintien de l'ARENH aurait permis une baisse d'environ 9 % hors taxes du prix du kWh au tarif réglementé début 2026. Cette baisse se serait traduite par une économie de près de 6 % sur la facture TTC pour les ménages. La fin de ce mécanisme a donc privé les consommateurs d'une bouffée d'air qui aurait été bienvenue, expliquant en grande partie la stagnation, voire la hausse, des tarifs proposés. Retrouvez ici tous les détails de l'augmentation électricité de janvier 2026.

Abonnement et options tarifaires : base, heures pleines et creuses

Si la structure de votre abonnement et de vos options tarifaires ne change pas fondamentalement, leur pertinence économique, elle, évolue. L'abonnement, la part fixe de votre facture qui couvre les coûts de réseau et de commercialisation, reste dû quel que soit votre niveau de consommation. Les options, comme le tarif Base (un prix du kWh unique toute la journée) ou Heures Pleines / Heures Creuses (un prix différencié), sont toujours disponibles.

Cependant, l'augmentation du coût de la matière première (l'électricité) et des taxes modifie le calcul de rentabilité de l'option HP/HC. Pour qu'elle reste avantageuse, l'écart de prix entre les heures pleines et les heures creuses doit être suffisamment important pour compenser un prix de l'abonnement généralement plus élevé. Avec les nouvelles grilles tarifaires de 2026, il est crucial de réévaluer vos habitudes de consommation pour confirmer que votre option actuelle est toujours la plus adaptée à votre profil.

Quel sera le prix électricité 2026 pour les particuliers ?

L'année 2026 est marquée par une trajectoire tarifaire en plusieurs temps pour les particuliers. Après les ajustements de janvier liés à la fiscalité et à la fin de l'ARENH, les prix se stabilisent à un nouveau palier avant de connaître une nouvelle augmentation programmée durant l'été. Il est essentiel pour les ménages de connaître ces échéances pour anticiper leur budget et comprendre les variations sur leurs relevés de consommation.

Les tarifs réglementés de vente (TRV), fixés par les pouvoirs publics après avis de la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE), servent de référence à de nombreux contrats. Leur évolution donne le ton pour l'ensemble du marché, y compris pour les offres à prix de marché qui sont souvent indexées sur ces derniers. L'année 2026 confirme la fin d'une ère de stabilité relative pour entrer dans un modèle de prix plus directement corrélé aux conditions de marché et aux décisions politiques.

Prix du kWh en janvier et février 2026 : les chiffres à retenir

Dès le début de l'année, les nouvelles grilles tarifaires entrent en vigueur. Selon les données communiquées par les fournisseurs et les analystes du secteur (Engie/SERP, 2026), le Tarif Réglementé de Vente de l'électricité s'établit aux alentours de 0,2001 €/kWh TTC en février 2026. Ce chiffre, pour l'option Base, sert de baromètre pour l'ensemble des offres. Il intègre à la fois le coût de l'énergie sur les marchés, les frais d'acheminement, la marge des fournisseurs et, surtout, le nouveau niveau de la fiscalité.

Pour les consommateurs, cela signifie que chaque kilowattheure utilisé pour le chauffage, l'eau chaude ou les appareils électriques est facturé sur cette nouvelle base. Une analyse des offres disponibles (TotalEnergies/SERP, 2026) montre un prix moyen du kWh en option base pour 2026 d'environ 0,1940 €, conduisant à une facture annuelle estimée à près de 1 106 € pour un profil de consommation moyen. Des informations complémentaires sur la baisse de facture électricité en février 2026 sont disponibles pour mieux comprendre le contexte.

Augmentation EDF août 2026 : +2,5 % sur le tarif réglementé

Le répit sera de courte durée. Les pouvoirs publics ont d'ores et déjà validé une nouvelle augmentation des tarifs réglementés pour la période estivale. Une communication officielle (service-public.gouv.fr, 2026) annonce une hausse de +2,5 % sur le TRV à compter du 1er août 2026. Cette augmentation, justifiée par l'ajustement des coûts d'approvisionnement et des tarifs de réseau, viendra s'ajouter aux niveaux de prix déjà établis en début d'année.

Elle concernera tous les clients au tarif réglementé, mais aussi la majorité des clients ayant une offre de marché dont le prix est indexé sur le TRV. Pour un ménage moyen, cette hausse représentera une augmentation de plusieurs dizaines d'euros sur la facture annuelle. Il est donc prudent d'intégrer cette future augmentation dans les prévisions budgétaires pour la fin de l'année 2026. Consultez notre analyse sur l'impact de l'augmentation électricité 2026 sur votre logement.

Grille tarif EDF 2026 : option base vs heures pleines et creuses

Face à ces évolutions, le choix entre l'option Base et l'option Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC) reste un levier d'optimisation, mais il doit être soigneusement étudié. L'option Base propose un prix du kWh constant, simple et lisible. L'option HP/HC offre un tarif réduit pendant 8 heures par jour (généralement la nuit) mais un tarif plus élevé le reste du temps, avec un abonnement plus cher.

En 2026, la rentabilité de l'option HP/HC dépend de votre capacité à décaler une part significative de votre consommation (lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau) pendant les heures creuses. En règle générale, il faut qu'au moins 30 à 40 % de votre consommation totale soit effectuée en heures creuses pour que l'option soit intéressante. Avec les nouvelles grilles tarifaires, il est conseillé de consulter le détail des prix du kWh pour chaque option auprès de votre fournisseur afin de faire une simulation précise. Vous trouverez ici tous les tarifs du prix électricité 2026 en France.

Pour anticiper au mieux, il est crucial de se renseigner sur le prix de l'électricité en 2026 : le barème complet par option et d'ajuster sa consommation en conséquence.

Cas pratique chiffré : impact réel sur une facture type de ménage chauffé à l'électricité

Pour bien saisir les conséquences de ces changements, rien ne vaut une simulation concrète. Prenons le cas d'un foyer représentatif : un couple avec un enfant vivant dans une maison de 80 m² moyennement isolée et entièrement chauffée à l'électricité. Ce profil de consommation est particulièrement sensible aux variations du prix du kWh. L'analyse de sa facture permet de visualiser l'impact direct des décisions réglementaires et fiscales sur le budget d'un ménage.

L'objectif de ce cas pratique est de chiffrer, à titre indicatif, l'effet de la hausse de l'accise et de la "perte" de la baisse liée à la fin de l'ARENH. Il faut garder à l'esprit que les montants peuvent varier selon le contrat, le fournisseur et les habitudes de vie réelles. Ce scénario met également en lumière l'importance croissante de la performance énergétique du logement.

💡 À noter : Pour toute modification de votre installation électrique, il est impératif de faire appel à un électricien qualifié afin de garantir la sécurité et la conformité des travaux.

Simulation de facture pour un logement de 80 m² en option base

Imaginons que ce foyer consomme 9 500 kWh par an, une estimation courante pour un logement de 80 m² tout-électrique. En 2026, l'impact se décompose :

  • Impact de l'accise : Le taux de l'accise passe à 30,85 €/MWh (BofIP, 2025) au 1er janvier. Pour une consommation de 9,5 MWh, la part de cette taxe sur la facture annuelle s'élève à 293 € (9,5 x 30,85). C'est un coût fixe lié à la consommation, qui pèse lourdement sur la facture totale.
  • Impact de la fin de l'ARENH : La baisse de prix manquée est le coût d'opportunité le plus difficile à visualiser. Sans la fin de ce mécanisme, la facture aurait pu baisser d'environ 6 % TTC (les-energies-renouvelables.eu, 2026). Sur une facture annuelle de 1850 € (basée sur un prix moyen de 0,1940 €/kWh et un abonnement), cela représente une économie manquée d'environ 111 €.

En combinant ces deux effets, on comprend que le foyer ne bénéficie pas de la détente des marchés et voit sa facture stabilisée à un niveau élevé, principalement à cause de décisions fiscales et réglementaires.

Ce que la réforme DPE du 1er janvier 2026 change pour les logements électriques

Un autre changement, plus indirect mais structurant pour les propriétaires de logements chauffés à l'électricité, est l'évolution du calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) au 1er janvier 2026. Selon un arrêté du 26 août 2025 (ecologie.gouv.fr, 2025), le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire est modifié. Historiquement pénalisant pour les logements électriques, ce nouveau calcul vise à mieux valoriser le caractère décarboné du mix électrique français.

Concrètement, de nombreux logements chauffés par des radiateurs électriques récents ou des pompes à chaleur pourraient voir leur note DPE s'améliorer, passant par exemple d'une classe E à D. Cette réforme est une bonne nouvelle pour la valeur patrimoniale de ces biens et facilite leur mise en location face aux exigences de la loi Climat et Résilience. Cependant, elle ne change rien à la consommation réelle en kWh et à la facture finale. C'est un changement administratif qui ne doit pas faire oublier la nécessité de bien isoler son logement.

Erreur courante à éviter : ne pas distinguer baisse du kWh et hausse de la facture globale

Une erreur d'interprétation fréquente chez les consommateurs en 2026 est de confondre la baisse des prix de l'électricité sur les marchés de gros avec une baisse automatique de leur facture personnelle. Les médias ont relayé l'accalmie sur les marchés spot européens, laissant espérer une diminution des coûts. Or, la facture finale est une addition de plusieurs composantes, et toutes n'évoluent pas dans le même sens.

La réalité est plus complexe : le prix de la molécule d'énergie n'est qu'une partie de l'équation. Les taxes, les coûts d'acheminement et les frais de gestion du fournisseur représentent une part substantielle et croissante du total. Ignorer ces postes fixes ou réglementés conduit à une mauvaise anticipation de son budget et à une incompréhension face à une facture qui ne baisse pas, voire augmente légèrement malgré un contexte de marché plus favorable.

⚠️ Attention : Une baisse du prix du kWh sur les marchés de gros ne garantit pas une baisse de votre facture totale. Les taxes et les frais de réseau peuvent neutraliser, voire inverser, cet effet.

Le rôle amortisseur disparu : ce que les consommateurs ne voient pas venir

Le principal facteur invisible pour le consommateur est la disparition des boucliers mis en place par l'État lors de la crise énergétique. Le "bouclier tarifaire" et "l'amortisseur électricité", qui prenaient en charge une partie de la hausse, ont pris fin au 1er janvier 2026. Ces dispositifs ont lissé l'impact de la flambée des prix en 2023 et 2024. Leur absence signifie que les consommateurs sont désormais exposés plus directement aux "vraix" coûts de l'énergie, incluant toutes les taxes et les frais de réseau.

En 2025, les consommateurs avaient bénéficié de plusieurs baisses du tarif réglementé : environ 15 % en février puis 3 % en août (Engie/SERP, 2025), reflétant la détente sur les marchés. Beaucoup s'attendaient à ce que cette tendance se poursuive. La surprise vient du fait qu'en 2026, les décisions fiscales (hausse de l'accise) et réglementaires (fin de l'ARENH) ont un effet contraire plus puissant que la seule tendance des marchés de gros.

Abonnement, accise, acheminement : les trois postes qui résistent à la baisse

Trois composantes majeures de votre facture résistent à la baisse des prix de marché :

  • L'abonnement : Sa part est fixe et couvre les coûts de mise à disposition de l'électricité par le fournisseur et le gestionnaire de réseau. Il est insensible à votre consommation.
  • L'accise sur l'électricité : Comme vu précédemment, cette taxe a fortement augmenté au 1er janvier 2026, ajoutant un coût fixe par kWh consommé, quel que soit le prix de l'énergie elle-même.
  • Les tarifs d'acheminement (TURPE) : Ces tarifs, qui rémunèrent le transport et la distribution de l'électricité via les réseaux de RTE et Enedis, sont régulés et évoluent indépendamment des prix de gros. Ils ont tendance à augmenter régulièrement pour financer l'entretien et la modernisation du réseau.

Ces trois postes représentent une part si importante de la facture totale que même une baisse significative du coût de la fourniture d'énergie peut être entièrement absorbée, laissant le consommateur avec une facture stable ou en légère hausse.

Comment réduire votre facture d'électricité en 2026 : leviers concrets

Face à un contexte de prix durablement élevés, la maîtrise de la consommation devient le principal levier d'action pour les ménages. Agir sur sa facture en 2026 implique de se concentrer sur des actions concrètes qui réduisent le nombre de kilowattheures consommés ou qui optimisent le coût de chaque kWh. Les solutions les plus efficaces se situent dans le champ de la rénovation énergétique et de l'optimisation contractuelle.

Il ne s'agit pas de se priver de confort, mais de chasser les gaspillages et d'investir dans des solutions plus performantes. L'enjeu est double : réduire sa dépendance aux fluctuations des prix de l'énergie et améliorer la performance énergétique de son logement, ce qui augmente également sa valeur. Voici les pistes les plus pertinentes à explorer.

  • Optimiser son contrat d'électricité : Vérifier si l'option tarifaire (Base ou HP/HC) est toujours adaptée à son rythme de vie.
  • Comparer les offres des fournisseurs : Utiliser le comparateur officiel et indépendant pour évaluer les différentes offres de marché.
  • Améliorer l'isolation du logement : C'est le poste le plus efficace pour réduire durablement les besoins en chauffage.
  • Moderniser son système de chauffage : Remplacer de vieux convecteurs par des radiateurs plus performants ou une pompe à chaleur.
  • Piloter sa consommation : Utiliser des outils de domotique (thermostat connecté, gestionnaires d'énergie) pour ajuster la consommation au plus près des besoins réels.

Isolation et chauffage : les travaux qui pèsent sur la consommation

Le chauffage représente jusqu'à 60 % de la consommation d'électricité d'un logement tout-électrique. C'est donc le premier poste sur lequel agir. Une bonne isolation des combles, des murs et des planchers bas est le prérequis indispensable. Sans elle, toute chaleur produite s'échappe et la facture s'envole. Changer des fenêtres simple vitrage pour du double, voire du triple vitrage, est également une opération très rentable.

Une fois le bâti traité, le système de chauffage lui-même doit être examiné. Remplacer de vieux "grille-pains" par des radiateurs à inertie ou des panneaux rayonnants de dernière génération (norme NF Électricité performance 3 étoiles œil) peut générer jusqu'à 30 % d'économies. L'installation d'une pompe à chaleur air-air ou air-eau, bien que plus coûteuse, est encore plus performante, car elle restitue en moyenne 3 à 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé.

📌 Important : Tous les travaux de rénovation énergétique touchant aux installations électriques ou de chauffage complexes doivent être réalisés par des artisans certifiés RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) pour garantir la qualité et l'éligibilité aux aides de l'État.

Changer d'option tarifaire ou de fournisseur en 2026

L'optimisation contractuelle est une démarche gratuite qui peut générer des économies immédiates. La première étape consiste à analyser sa courbe de charge via son compteur Linky pour déterminer si l'option Heures Pleines / Heures Creuses est rentable. Si moins de 30% de votre consommation a lieu en heures creuses, l'option Base est probablement plus économique.

La seconde étape est de comparer les fournisseurs. Depuis l'ouverture du marché, de nombreux acteurs proposent des offres variées : prix fixes, prix indexés sur le tarif réglementé, ou prix indexés sur les marchés de gros. Le changement de fournisseur est gratuit, sans coupure, et réversible à tout moment pour revenir au tarif réglementé (si vous y êtes éligible). Utilisez le comparateur indépendant du Médiateur National de l'Énergie, qui est l'outil de référence officiel et neutre pour trouver l'offre la plus adaptée à votre profil.

Pour vous assurer de bénéficier des conditions les plus avantageuses, n'hésitez pas à consulter notre guide sur le meilleur tarif électricité 2026, prix du kWh et fournisseurs.

Évolution du prix de l'électricité sur 10 ans : replacer janvier 2026 dans la durée

La situation de janvier 2026 n'est pas un événement isolé, mais le reflet d'une transformation profonde du marché de l'électricité en France et en Europe. Pour comprendre les enjeux actuels, il est utile de revenir sur les dix dernières années. Pendant longtemps, le parc nucléaire français a assuré aux consommateurs des prix parmi les plus bas et les plus stables d'Europe, notamment grâce au mécanisme de l'ARENH. Ce modèle a atteint ses limites avec le vieillissement du parc, les besoins en investissement massifs et l'intégration croissante au marché européen.

La crise de 2022-2023 a mis en lumière la dépendance des prix français aux prix du gaz et aux interconnexions européennes. Les mécanismes de protection comme le bouclier tarifaire étaient des réponses conjoncturelles. L'année 2026 marque un retour à une forme de "vérité des prix", où la facture reflète plus directement les coûts de production, de réseau et les choix politiques en matière de fiscalité énergétique. Replacer les évolutions actuelles dans cette trajectoire longue permet de mieux anticiper l'avenir.

Nucléaire, marché européen et tarifs réglementés : les facteurs structurels

Trois facteurs structurels expliquent la dynamique des prix de l'électricité en France :

  • Le parc nucléaire : Sa disponibilité et ses coûts de maintenance (le "grand carénage") sont déterminants. La fin de l'ARENH signe la fin d'un prix administré pour une partie de sa production, le rapprochant des conditions de marché.
  • Le marché européen : Le prix de l'électricité en France est souvent fixé par le coût de la dernière centrale appelée pour équilibrer l'offre et la demande en Europe, qui est fréquemment une centrale à gaz. Les prix français sont donc corrélés aux prix du gaz, même si la France en utilise peu pour sa production électrique.
  • Les tarifs réglementés (TRV) : Bien qu'ils ne concernent plus tous les consommateurs, ils restent le baromètre du marché. Leur mode de calcul, validé par la CRE, intègre l'ensemble des coûts et sert de référence à la plupart des offres.

La réforme du marché européen de l'électricité, en cours de discussion, vise à mieux déconnecter le prix de l'électricité de celui des énergies fossiles. Cependant, ses effets ne se feront pas sentir à court terme. En 2026, la facture des Français reste donc le fruit de cet équilibre complexe entre un héritage nucléaire et les réalités du marché continental.

Sources

Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).

Vos questions

Est-ce que l'électricité va augmenter en janvier 2026 ?

Votre facture finale ne devrait pas baisser et pourrait même augmenter. Une forte hausse de la taxe sur l'électricité (accise) et la fin du mécanisme ARENH qui garantissait un prix bas sur une partie de la production nucléaire neutralisent la baisse des prix de gros. La hausse de +2,5 % d'août 2026 pèsera également.

Quel sera le tarif d'électricité en 2026 ?

Le tarif réglementé de vente (TRV) s'établira autour de **0,2001 €/kWh TTC** en février 2026. Le prix moyen en option base est estimé à **0,1940 €/kWh** pour l'année. Une augmentation de **+2,5 %** est déjà programmée pour le 1er août 2026, impactant tous les contrats indexés sur le TRV.

Quand la facture EDF 2026 ?

Votre facture EDF reflétant les tarifs de janvier 2026 arrivera selon votre cycle de facturation habituel, soit en février ou mars 2026 pour la plupart des clients mensualisés ou bimestrialisés. Elle couvrira la première période de consommation avec les nouvelles conditions tarifaires et fiscales.

Qu'est-ce qui change au 1er janvier 2026 ?

Au 1er janvier 2026, deux changements majeurs impactent votre facture : la fin du dispositif ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) et la hausse de l'accise sur l'électricité à **30,85 €/MWh**. Par ailleurs, la méthode de calcul du DPE pour les logements chauffés à l'électricité évolue.