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Énergie

Prix de l'électricité en 2026 : ce qui change pour votre facture

Découvrez le prix de l'électricité en 2026 en France : évolution, options tarifaires Base, HP-HC, Tempo et impact concret de la hausse d'août sur votre facture.

Delphine DuvalDelphine Duval 25 min de lecture
Prix de l'électricité: vers une hausse de 19% en 2026?

En septembre 2026, le prix du kWh d'électricité au tarif réglementé (TRV) est de 0,2001 € TTC en option Base et de 0,2141 € en heures pleines (source ENGIE Particuliers, 2026). Au 1er août 2026, le TRV a augmenté en moyenne de 2,5 % TTC pour les particuliers (source EDF Particulier, 2026), après une baisse de 0,62 % en février 2026 et un cycle baissier amorcé en 2025. L'abonnement HP-HC 6 kVA est estimé autour de 15,32 € à 15,74 € par mois selon les projections (source papernest, 2026).

Pour en savoir plus sur les évolutions récentes, consultez notre article détaillé sur l'évolution des prix de l'électricité en 2026.

Le prix de l'électricité en 2026 s'établit à 0,2001 € TTC par kWh en option Base au tarif réglementé de vente (TRV), selon les données ENGIE de septembre 2026. Cette valeur est le résultat d'une trajectoire tarifaire heurtée : une baisse historique de 15 % en février 2025, suivie d'une nouvelle baisse d'environ 3 % en août 2025, d'un repli modeste de 0,62 % en février 2026, puis d'une hausse de 2,5 % au 1er août 2026. Derrière ces pourcentages, c'est toute la mécanique de fixation du TRV qui est en jeu : une mécanique que ce guide décompose pour que chaque foyer puisse comprendre ce qui fait bouger sa facture et choisir l'option tarifaire la plus adaptée à son profil.

En bref

  • Le kWh en option Base est à 0,2001 € TTC en septembre 2026 (ENGIE, 2026)
  • La hausse du 1er août 2026 est de 2,5 % TTC sur le TRV (EDF Particulier, 2026)
  • L'accise sur l'électricité est fixée à 30,85 €/MWh depuis le 1er janvier 2026
  • L'option Tempo offre le kWh le moins cher mais impose 22 jours rouges par an
  • Une baisse du kWh ne garantit pas une baisse de facture : TURPE et accise évoluent indépendamment

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

Option tarifairePrix kWh (€ TTC)Abonnement 6 kVA/moisHausse août 2026Profil adapté
Option Base0.2001 €12.41 €~2,5 % %Petits consommateurs, résidence secondaire
Option HP-HC0.2141 €15.74 €~2,5 % %Famille avec chauffe-eau électrique, lave-linge de nuit
Option Tempo0.1696 €14.17 €~2,5 % %Foyer flexible pouvant éviter les jours rouges
Option EJP0.1442 €17.92 €+2,71 % abonnement, +0,79 % kWh %Gros consommateurs maîtrisant leur pointe

Comment est fixé le prix de l'électricité en France en 2026

Le tarif réglementé de vente (TRV), aussi appelé tarif Bleu, est proposé par EDF et les entreprises locales de distribution. Il n'est pas décidé arbitrairement par le fournisseur historique : c'est la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui en élabore la formule et propose son évolution au gouvernement. Ce dernier peut s'y opposer, mais en pratique, les avis de la CRE sont majoritairement suivis.

Le TRV couvre l'intégralité des coûts du système électrique. On y trouve quatre grandes masses : le coût de la fourniture d'énergie (la molécule électrique produite et achetée sur les marchés), l'acheminement via le TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité), la fiscalité (accise et TVA), et une marge de commercialisation. C'est la variation de ces composantes, et non un unique indice, qui explique pourquoi le prix du kWh fluctue d'une révision à l'autre.

Ce mécanisme est encadré par le code de l'énergie (articles L337-4 et suivants). La CRE publie chaque année une délibération motivée, accessible sur son site, qui détaille l'évolution prévue pour le TURPE et les coûts de fourniture. Depuis la fin du bouclier tarifaire : qui avait gelé ou plafonné le TRV entre 2021 et 2024 : le tarif reflète à nouveau l'ensemble des coûts réels. Le retour à la normale s'est concrétisé en février 2025 par une première baisse de 15 %, rattrapant partiellement l'écart accumulé pendant la crise énergétique.

Le rôle de la CRE dans la fixation du tarif réglementé

La CRE calcule le TRV selon une méthodologie d'empilement : elle additionne les coûts de production (marché de gros), d'acheminement (TURPE), les taxes et la marge commerciale. Le régulateur s'appuie sur les cotations à terme pour estimer le coût du mégawattheure sur les 12 à 24 mois suivants. Ce calcul prospectif distingue le TRV d'un simple prix spot : il est lissé pour protéger le consommateur des pics volatils.

Cette construction rend le TRV partiellement décorrélé des prix de marché instantanés. En août 2026, la hausse de 2,5 % ne reflète pas une poussée brutale des marchés, mais l'intégration progressive de coûts qui avaient été sous-couverts pendant la période du bouclier. La CRE publie l'intégralité de ses délibérations tarifaires sur cre.fr, ce qui permet à tout consommateur de retracer la justification exacte de chaque mouvement.

Les quatre composantes qui font varier votre facture

Sur une facture type, quatre postes se partagent le montant total. La fourniture d'énergie (environ 45 % à 50 % du tarif) correspond au coût de production et d'achat de l'électricité. Le TURPE (environ 25 % à 30 %) rémunère RTE et Enedis pour le transport et la distribution. L'accise sur l'électricité : ex-TICFE : (environ 15 % à 20 %) est une taxe de consommation fixée par la loi de finances. En 2026, son taux est de 30,85 € par mégawattheure. La TVA s'applique au taux de 20 % sur l'abonnement et au taux réduit de 5,5 % sur la consommation d'électricité proprement dite.

L'accise sur l'électricité, notamment, a fait l'objet de modifications significatives en début d'année, comme détaillé dans notre analyse sur la facture d'électricité en janvier 2026.

Chacune de ces assiettes peut évoluer indépendamment. Le TURPE est révisé annuellement en août par la CRE. L'accise suit les arbitrages de la loi de finances. La fourniture fluctue au gré des marchés de gros. Conséquence : un même pourcentage d'évolution du TRV peut masquer des mouvements internes très contrastés : une baisse de la fourniture peut être partiellement compensée par une hausse du TURPE.

Calendrier des révisions tarifaires : février et août

Le TRV est révisé deux fois par an, généralement au 1er février et au 1er août. Depuis la sortie du bouclier tarifaire, ces deux échéances sont devenues effectives. La révision de février intègre principalement l'évolution des coûts de fourniture calculés sur les marchés à terme. Celle d'août absorbe à la fois l'ajustement des coûts de fourniture et la mise à jour annuelle du TURPE.

En 2025, ces deux rendez-vous ont produit des baisses : -15 % en février puis -3 % en août. En 2026, le mouvement s'est inversé : -0,62 % en février, puis +2,5 % en août. Cette dernière hausse est la première depuis la sortie du bouclier et marque le retour à une couverture complète des coûts après les corrections des deux années précédentes. La CRE anticipe les évolutions pour éviter tout effet de rattrapage brutal, mais le calendrier semestriel reste le principal repère pour anticiper l'évolution de sa facture.

Évolution du prix de l'électricité en 2026 : les chiffres clés

L'année 2026 s'inscrit dans une séquence de normalisation entamée en 2025. Le bouclier tarifaire, actif de 2021 à 2024, avait masqué la réalité des coûts. Dès février 2025, le TRV a chuté d'environ 15 % : une correction massive qui ramenait le tarif à un niveau proche des coûts réels (source ENGIE Particuliers, 2026). En août 2025, une nouvelle baisse d'environ 3 % a poursuivi ce rattrapage.

Sur le même sujet, notre article tarif électricité totalenergies 2026 : barème, offres complète cette analyse.

Puis la dynamique s'est inversée. Le 1er février 2026, le TRV a reculé d'à peine 0,62 %. Cette quasi-stabilité reflétait un équilibre précaire entre des coûts de marché encore modérés et la remontée programmée de l'accise. Le 1er août 2026, la hausse de 2,5 % TTC est venue rompre cet équilibre. EDF Particulier confirme que ce mouvement touche l'ensemble des options, de Base à Tempo en passant par HP-HC.

Cette alternance de baisses et de hausses illustre le caractère composite du TRV. Un foyer qui ne regarde que le pourcentage annoncé perd de vue l'effet net sur sa facture : entre septembre 2025 et septembre 2026, le kWh en option Base est passé d'environ 0,1955 € à 0,2001 €, soit une augmentation effective d'environ 2,3 % sur 12 mois une fois les deux révisions absorbées.

Tarif EDF février 2026 : une légère baisse de 0,62 %

La révision du 1er février 2026 a été presque symbolique. Avec -0,62 % sur la moyenne TTC du TRV, l'impact mensuel pour un foyer type restait inférieur à 1 €. Cette stabilité s'explique par un double mouvement : le TURPE avait baissé dans sa composante distribution, exerçant une légère pression à la baisse, mais la remontée de l'accise (de 21,35 €/MWh vers 30,85 €/MWh) neutralisait en grande partie ce gain.

Concrètement, le kWh en option Base s'établissait aux alentours de 0,1951 € TTC après ce mouvement. La portée de cette révision est surtout rétrospective : elle montre que sans le relèvement de l'accise, la baisse aurait été plus marquée. Le gouvernement avait en effet amorcé dès le 1er janvier 2026 le retour de la fiscalité énergétique à son niveau d'avant-crise, une décision qui pèse mécaniquement sur le tarif tout au long de l'année.

Cette remontée est en ligne avec l'augmentation du prix de l'électricité en janvier 2026, qui a marqué le retour progressif des taxes énergétiques.

Tarif EDF août 2026 : une hausse de 2,5 % TTC

La révision du 1er août 2026 a marqué un tournant. Avec +2,5 % TTC en moyenne (source EDF Particulier, 2026), c'est la première hausse significative depuis février 2024. Cette augmentation est portée par la révision annuelle du TURPE : qui revalorise les coûts de transport et de distribution : et par l'ajustement des coûts de fourniture sur les marchés de gros.

L'impact est inégal selon l'option tarifaire. L'option EJP subit une hausse différenciée : +2,71 % sur l'abonnement et +0,79 % sur le prix du kWh des jours normaux (source Hello Watt, août 2026). L'option Tempo et l'option Base voient l'abonnement et le kWh monter dans des proportions proches de la moyenne. Pour l'option HP-HC, l'abonnement 6 kVA passe de 15,74 € à environ 15,32 € par mois selon les projections de papernest (source SERP, 2026), un ajustement qui reflète la reconfiguration des plages horaires par Enedis.

Pour une analyse complète de ces changements, explorez notre article sur l'augmentation de l'électricité en 2026.

Tableau comparatif des prix kWh TRV 2025-2026

Le tableau ci-dessous retrace l'évolution du prix du kWh en option Base depuis la première révision post-bouclier. Les valeurs sont en euros TTC et proviennent des grilles publiées par la CRE et relayées par ENGIE Particuliers.

  • Février 2025 : ~0,2076 €/kWh (après baisse de 15 %)
  • Août 2025 : ~0,2015 €/kWh (après baisse de 3 %)
  • Février 2026 : ~0,1951 €/kWh (après baisse de 0,62 %)
  • Août 2026 : 0,2001 €/kWh (après hausse de 2,5 %)

Ces quatre valeurs montrent une tendance en U : le kWh a baissé de près de 6 % entre février 2025 et février 2026, avant d'effacer une partie de ce gain avec la hausse d'août. Sur 18 mois, le solde reste favorable au consommateur, mais la dynamique récente signale la fin du cycle baissier. La CRE n'exclut pas de nouvelles variations en 2027, sans s'avancer sur leur ampleur.

Prix électricité 2026 par option tarifaire : Base, HP-HC, Tempo et EJP

Le tarif Bleu propose quatre options distinctes, chacune avec sa logique économique. L'option Base offre un prix unique du kWh, 24 heures sur 24. L'option HP-HC applique un tarif majoré en heures pleines et un tarif réduit en heures creuses. L'option Tempo module le prix selon trois couleurs de jours (bleu, blanc, rouge), avec un différentiel extrême entre le kWh bleu très bon marché et le kWh rouge dissuasif. L'option EJP, enfin, propose un kWh très avantageux 343 jours par an en échange de 22 jours de pointe à prix fort.

Chacune repose sur le même principe : plus le consommateur accepte de déplacer sa consommation hors des périodes de tension, plus le prix moyen du kWh baisse. Mais l'abonnement, la puissance souscrite en kVA et la capacité réelle à moduler ses usages conditionnent le gain net.

Option Base : le tarif le plus simple

L'option Base applique un tarif unique quelle que soit l'heure de la journée ou de la nuit. En septembre 2026, le prix est de 0,2001 € TTC par kWh (source ENGIE Particuliers, 2026). L'abonnement mensuel pour une puissance de 6 kVA s'établit autour de 12,41 €.

Cette option convient aux petits consommateurs (moins de 3 000 kWh par an), aux résidences secondaires ou aux logements sans équipement de report de charge comme un chauffe-eau à accumulation. Son principal atout : aucune contrainte horaire, pas de risque de consommer au mauvais moment. Son inconvénient : un prix du kWh plus élevé que le tarif heures creuses ou que le tarif bleu Tempo. Pour un foyer de taille moyenne avec chauffage électrique partiel, l'option Base coûte plus cher sur l'année que les alternatives, mais elle reste la plus prévisible.

Option Heures Pleines / Heures Creuses (HP-HC)

L'option HP-HC distingue deux plages horaires, définies localement par Enedis. En septembre 2026, le prix du kWh en heures pleines est de 0,2141 € TTC, tandis que les heures creuses descendent à 0,1629 € (source ENGIE Particuliers, 2026). L'abonnement pour 6 kVA s'établit dans une fourchette de 15,32 € à 15,74 € par mois selon les projections de papernest (2026).

Les foyers qui adaptent leur consommation peuvent tirer parti des heures creuses de l'électricité en 2026 pour réaliser des économies.

Le point d'équilibre se situe autour de 30 % de consommation décalée en heures creuses. En dessous, le surcoût d'abonnement annule le bénéfice tarifaire. Cette option est naturellement adaptée aux foyers équipés d'un chauffe-eau électrique à accumulation et d'un lave-linge programmable sur les plages nocturnes. La programmation d'un lave-vaisselle et d'un sèche-linge en heures creuses renforce la pertinence du choix. Les détenteurs d'un véhicule électrique rechargé la nuit y trouvent également leur compte.

Option Tempo : jours bleus, blancs et rouges

L'option Tempo est la plus sophistiquée du tarif Bleu. Elle découpe l'année en trois types de jours : 300 jours bleus à prix très réduit (0,1696 €/kWh), 43 jours blancs à tarif intermédiaire, et 22 jours rouges au prix fort. Ces jours rouges sont concentrés entre novembre et mars, lors des pointes de consommation hivernale. Le mécanisme repose sur un signal envoyé la veille au consommateur via le compteur Linky.

Le kWh bleu est le moins cher de toutes les options TRV. En contrepartie, le kWh rouge est dissuasif et peut multiplier la facture par quatre ou cinq ce jour-là si le foyer ne réduit pas drastiquement sa consommation. Tempo convient aux foyers équipés d'un chauffage d'appoint non électrique (bois, gaz, fioul) ou d'un logement très bien isolé, capables de réduire leur consommation à un niveau minimal pendant les jours rouges. Le compteur Linky est indispensable à sa mise en œuvre.

Option EJP : pour les gros consommateurs

L'option EJP (Effacement Jour de Pointe) suit une logique radicale : 343 jours normaux par an à un prix du kWh très compétitif (environ 0,1442 €), et 22 jours de pointe à tarif extrêmement élevé. Contrairement à Tempo qui distingue trois niveaux, EJP crée un contraste binaire. Les jours EJP sont notifiés la veille et le consommateur doit alors effacer sa consommation.

La révision d'août 2026 applique des hausses différenciées à cette option : +2,71 % en moyenne sur l'abonnement et +0,79 % sur le prix du kWh des jours normaux (source Hello Watt, 2026). Cette option s'adresse à des foyers très gros consommateurs (plus de 8 000 kWh par an) capables de s'effacer totalement en pointe. Une maison tout électrique sans solution de chauffage alternative pendant les jours EJP est incompatible avec cette option. L'option EJP a été fermée aux nouvelles souscriptions depuis 1998 ; elle subsiste uniquement pour les clients historiques qui l'ont conservée.

Cas pratique : impact de la hausse d'août 2026 sur la facture d'un foyer type

Prenons un cas concret : une famille de quatre personnes dans une maison de 100 m² chauffée à l'électricité partielle, en option Base 9 kVA, avec une consommation annuelle de 5 000 kWh. Avant la hausse d'août 2026, le kWh était d'environ 0,1951 €. Après la révision, il passe à 0,2001 €.

La hausse de 2,5 % ne s'applique pas mécaniquement à la facture totale : elle porte sur la moyenne pondérée du TRV, intégrant abonnement et consommation. Le calcul exact exige de séparer la part fixe (abonnement) de la part variable (kWh). C'est ce que les deux scénarios ci-dessous détaillent, chiffres en main. Le surcoût annuel pour ce foyer type avoisine 25 à 30 €, mais ce montant peut être atténué en basculant vers une option mieux adaptée.

Scénario 1 : foyer en option Base, 5 000 kWh/an

En option Base 9 kVA, ce foyer paie en septembre 2026 un abonnement d'environ 15,30 € par mois, soit 183,60 € par an. La consommation de 5 000 kWh à 0,2001 €/kWh représente 1 000,50 €. La facture annuelle totale atteint donc 1 184,10 € TTC.

Avant la hausse d'août, avec un kWh à 0,1951 € et un abonnement légèrement inférieur, la même facture s'élevait à environ 1 158,60 €. Le surcoût annuel est de 25,50 €, soit environ 2,2 % de la facture. Ce montant modeste ne justifie pas, à lui seul, un changement d'option. Mais il illustre la sensibilité de la facture au moindre point de pourcentage du TRV : 0,5 centime par kWh représente 25 € par an pour ce niveau de consommation.

Scénario 2 : basculer en HP-HC pour amortir la hausse

Imaginons que ce même foyer décale 35 % de sa consommation en heures creuses (chauffe-eau programmable, lave-linge la nuit). En option HP-HC 9 kVA, l'abonnement mensuel est d'environ 17,10 €, soit 205,20 € par an. Les 3 250 kWh en heures pleines à 0,2141 € coûtent 695,83 €. Les 1 750 kWh en heures creuses à 0,1629 € coûtent 285,08 €. Total : 1 186,11 €.

Résultat : la facture HP-HC est quasi identique à la facture Base (1 186 € contre 1 184 €). Avec un taux de décalage de 40 %, l'option HP-HC devient plus avantageuse. Cet arbitrage montre que basculer d'une option à l'autre ne produit un gain tangible qu'à partir d'un seuil critique de report de consommation. Les détenteurs de compteur Linky peuvent consulter leur courbe de charge horaire sur le site Enedis pour connaître leur taux réel de consommation en heures creuses avant d'opter.

Isolation et sobriété : réduire sa consommation pour limiter la facture

Quelle que soit l'option choisie, le levier le plus puissant pour réduire la facture reste la baisse de la consommation. Une isolation des combles performante peut réduire les besoins de chauffage électrique de 25 % à 30 % (ADEME, 2025). Pour notre foyer de 5 000 kWh, cela représente 1 250 à 1 500 kWh économisés, soit 250 à 300 € par an au tarif de septembre 2026. Le retour sur investissement d'une isolation des combles pour réduire votre consommation électrique est d'autant plus rapide que le prix du kWh est élevé.

Au-delà de l'isolation, les gestes de sobriété (programmation du chauffage à 19 °C, extinction des veilles, dégivrage régulier du réfrigérateur) peuvent réduire la consommation de 10 % à 15 % sans investissement. Ces actions, combinées au choix d'une option tarifaire adaptée, offrent une marge de manœuvre bien supérieure à celle que procure le seul arbitrage entre options.

Erreur courante à éviter : confondre baisse du kWh et baisse de la facture

L'erreur classique, largement relayée à chaque annonce tarifaire : assimiler le pourcentage d'évolution du TRV à l'évolution de sa facture personnelle. Un foyer qui lit « -0,62 % en février 2026 » s'attend à payer 0,62 % de moins. La réalité est plus complexe. Le pourcentage annoncé par la CRE est une moyenne pondérée qui ne reflète pas la structure individuelle de consommation : abonnement, puissance souscrite, option tarifaire et profil horaire créent des situations très hétérogènes.

Même quand le kWh baisse, la facture peut rester stable si l'abonnement ou les taxes augmentent dans le même temps. C'est précisément ce qui s'est produit entre février 2025 et février 2026 : le kWh a baissé, mais le retour de l'accise à 30,85 €/MWh a neutralisé une partie du gain. Comme le souligne ENGIE, « la baisse est limitée par les coûts réseau et les taxes » (source ENGIE Particuliers, 2026). Le consommateur doit donc raisonner en facture nette, pas en variation unitaire.

Pourquoi une baisse du kWh ne suffit pas à réduire la facture

Le prix du kWh ne représente qu'environ la moitié de la facture totale. Le reste se partage entre l'abonnement, qui couvre les coûts fixes de raccordement et de comptage, et les taxes proportionnelles à la consommation (accise, TVA). Quand le TURPE ou l'accise augmentent, l'abonnement et la part fiscale absorbent une partie de la baisse de la fourniture.

Prenons un exemple simple. Si le kWh baisse de 3 % mais que l'abonnement augmente de 5 %, un petit consommateur à 2 000 kWh/an verra sa facture quasi inchangée, car l'abonnement pèse proportionnellement plus lourd dans son budget. À l'inverse, un gros consommateur à 10 000 kWh/an bénéficiera pleinement de la baisse du kWh et absorbera sans difficulté la hausse de l'abonnement. L'impact net dépend donc du ratio abonnement/consommation propre à chaque foyer.

L'accise sur l'électricité et le TURPE : les postes qui résistent aux baisses

L'accise sur l'électricité est fixée à 30,85 €/MWh depuis le 1er janvier 2026, un niveau qui correspond au retour au taux nominal d'avant le bouclier tarifaire. Pendant la crise, ce taux avait été abaissé à 0,50 €/MWh (puis 21,35 €/MWh en 2025) pour amortir la flambée des prix de marché. Ce retour à la normale ajoute environ 9,50 € par mégawattheure consommé, soit environ 47,50 € par an pour notre foyer type de 5 000 kWh.

Le TURPE, de son côté, suit une logique de couverture des coûts de réseau. La CRE le révise annuellement en août, avec une trajectoire pluriannuelle fixée pour quatre ans. Les investissements massifs de RTE et Enedis dans le réseau (raccordement des renouvelables, modernisation, compteurs communicants) exercent une pression haussière structurelle sur cette composante. Même quand les prix de marché se détendent, le TURPE continue de progresser, limitant mécaniquement l'ampleur des baisses du TRV. Pour approfondir ce point, notre analyse sur l'accise sur l'électricité et son impact sur votre facture en janvier 2026 détaille le mécanisme de cette taxe.

Pour approfondir ce point, notre analyse sur l'accise sur l'électricité et son impact sur votre facture en janvier 2026 détaille le mécanisme de cette taxe. Vous pouvez également en savoir plus sur la baisse de la facture d'électricité en février 2026.

Quel est le meilleur tarif d'électricité en 2026 selon votre profil ?

La réponse dépend de trois paramètres : la consommation annuelle, le taux de décalage possible vers les heures creuses, et la flexibilité du foyer face aux jours de pointe. Le tableau ci-dessous synthétise les profils types et l'option la plus adaptée. Rappel important : ces recommandations sont des tendances observées, pas des garanties d'économies. Chaque foyer doit vérifier sa propre courbe de charge avant d'opter.

Pour comparer le TRV avec les offres de marché, notre guide sur le meilleur tarif électricité 2026 propose un comparatif détaillé des fournisseurs alternatifs et de leurs grilles tarifaires en 2026.

Pour un aperçu des offres des différents fournisseurs, consultez notre analyse sur le meilleur tarif électricité 2026, prix du kWh et fournisseurs.

Comparer TRV et offres de marché en 2026

Le TRV reste le tarif de référence, mais les fournisseurs alternatifs proposent des offres à prix indexé (remise en pourcentage sur le TRV) ou à prix fixe (engagement sur une durée). En 2026, avec la remontée progressive des tarifs, les offres à prix fixe sur 12 ou 24 mois peuvent présenter un intérêt pour les consommateurs qui redoutent de nouvelles hausses.

Les offres indexées, quant à elles, répercutent les évolutions du TRV avec un rabais de quelques pourcents. L'économie potentielle est modeste (1 % à 5 % du montant de la facture, soit 10 à 60 € par an pour un foyer type), mais elle est récurrente. Le choix entre TRV et offre de marché relève d'un arbitrage entre sécurité (TRV, encadré par la CRE) et optimisation financière (offre de marché, soumise aux conditions contractuelles du fournisseur). Notre page dédiée au prix de l'électricité en France en 2026 récapitule l'ensemble des tarifs kWh à jour.

Notre page dédiée au prix de l'électricité en France en 2026 récapitule l'ensemble des tarifs kWh à jour.

Profils types : quelle option choisir ?

  • Petit consommateur urbain (2 000 kWh/an, 6 kVA) : l'option Base est la plus simple et souvent la moins chère. L'absence de chauffe-eau électrique et la difficulté à décaler la consommation en heures creuses rendent HP-HC peu pertinente.
  • Famille avec chauffe-eau électrique (5 000 kWh/an, 9 kVA) : l'option HP-HC procure un gain modeste mais réel si au moins 30 % de la consommation est reportée la nuit. Vérifier sa courbe Linky avant de basculer.
  • Télétravailleur en maison (6 000 kWh/an, 9 kVA) : l'option Tempo offre le kWh le moins cher 300 jours par an, ce qui convient à un profil présent au domicile et capable d'ajuster sa consommation les jours rouges. Le chauffage d'appoint non électrique est un prérequis.
  • Maison tout électrique (8 000+ kWh/an, 12 kVA) : l'option Tempo est la plus intéressante si le logement est bien isolé et équipé d'un chauffage alternatif pour les jours rouges. Sans cette flexibilité, HP-HC reste le choix par défaut. L'option EJP, si disponible, peut convenir aux historiques maîtrisant l'effacement.

Pour approfondir l'impact de l'augmentation de l'électricité en 2026 et ses conséquences, notre analyse dédiée détaille les effets de la hausse d'août sur les différents profils de foyer.

Évolution du prix de l'électricité sur 10 ans : contexte et perspectives

Entre 2016 et 2026, le prix de l'électricité en France a connu trois phases distinctes. Une décennie de stabilité relative (2016-2021), avec un TRV variant de 0,13 € à 0,15 €/kWh en option Base. Puis la crise énergétique de 2022-2023, marquée par des prix de marché dépassant 1 000 €/MWh sur le marché spot européen et une envolée du TRV contenue uniquement par le bouclier tarifaire. Enfin, la normalisation 2024-2026, avec un retour progressif à des prix reflétant l'ensemble des coûts.

Le niveau actuel de 0,2001 €/kWh en Base reste significativement supérieur à celui de 2021 (environ 0,16 €). Cette différence de 25 % en cinq ans reflète à la fois la hausse structurelle du TURPE, la revalorisation des taxes et l'impact durable de la crise sur les coûts de production. Le consommateur français d'aujourd'hui paie son électricité plus cher qu'avant la crise, mais le TRV reste parmi les plus bas d'Europe occidentale grâce au parc nucléaire.

De la crise de 2022 au retour à la normale en 2025

La flambée des prix du gaz en 2022 a entraîné le marché européen de l'électricité dans son sillage, le prix marginal étant fixé par la dernière centrale appelée : souvent une centrale à gaz. Le TRV français, indexé sur les marchés de gros, aurait dû augmenter de plus de 35 % en 2022 sans le bouclier tarifaire, qui a plafonné la hausse à 4 %.

Ce gel a creusé un écart entre le tarif payé par le consommateur et les coûts réels supportés par EDF. La baisse de 15 % en février 2025 a constitué le principal rattrapage de cet écart, une fois les prix de marché revenus à des niveaux soutenables (autour de 70-80 €/MWh). La baisse de la facture électricité en février 2026, bien que modeste, a achevé ce cycle de correction.

Qu'attendre de l'évolution tarifaire après 2026 ?

La CRE ne publie pas de prévisions au-delà de l'année en cours, mais plusieurs tendances structurelles sont identifiables. Le TURPE continuera de progresser pour financer les investissements réseau, notamment le raccordement des énergies renouvelables et le renouvellement des infrastructures vieillissantes. L'accise est désormais stabilisée à 30,85 €/MWh, sans annonce de nouvelle hausse à ce stade.

Côté fourniture, l'accord entre EDF et le gouvernement sur le prix du nucléaire historique (autour de 70 €/MWh à partir de 2026) offre une visibilité partielle. La part de marché de l'éolien et du solaire, dont le coût de production est structurellement plus bas, pourrait exercer une pression baissière sur les prix de gros à long terme. À l'inverse, l'électrification massive des usages (véhicules électriques, pompes à chaleur) augmentera la demande et donc potentiellement les prix de pointe. La TVA sur l'électricité en 2026 reste inchangée avec son taux et son barème actuels, mais toute réforme fiscale pourrait modifier cet équilibre.

La TVA sur l'électricité en 2026 reste inchangée avec son taux et son barème actuels, mais toute réforme fiscale pourrait modifier cet équilibre.

Fiche pratique

Budget estimé0,2001 €/kWh en option Base 6 kVA ; abonnement ~12,41 €/mois ; facture annuelle estimée à 1 200-1 500 € pour 5 000 kWh/an selon l'option
Temps d'installationSans objet (tarif applicable automatiquement si vous êtes au TRV)
DifficultéDébutant (comparer les options est accessible, mais nécessite d'analyser sa courbe de consommation)
PrérequisConnaître sa puissance souscrite (kVA) et sa consommation annuelle (kWh) ; disposer d'un compteur Linky pour les options Tempo/EJP
AlternativesOffres de marché des fournisseurs alternatifs (TotalEnergies, Engie, Octopus Energy, etc.) pouvant proposer des prix indexés ou fixes avec des remises sur le kWh

Par exemple, les prix électricité Total Energies 2026 peuvent offrir des alternatives intéressantes aux tarifs réglementés.

Sources

Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).

Vos questions

Quelle est la grille tarifaire d'EDF pour 2026 ?

La grille tarifaire EDF 2026 comprend quatre options au tarif réglementé : Base (0,2001 €/kWh en septembre 2026, source ENGIE 2026), Heures Pleines / Heures Creuses (0,2141 €/kWh en HP, 0,1629 €/kWh en HC), Tempo (0,1696 €/kWh en jours bleus selon les derniers tarifs publiés) et EJP. Les prix varient selon la puissance souscrite en kVA et l'option retenue. Au 1er août 2026, une hausse moyenne de 2,5 % TTC s'est appliquée à l'ensemble de ces tarifs (source EDF Particulier, 2026).

Quel sera le prix de l'électricité au 1er février 2026 ?

Au 1er février 2026, le tarif réglementé de vente de l'électricité a connu une légère baisse d'environ 0,62 % (source ENGIE Particuliers, 2026). Ce mouvement limité s'explique par le jeu combiné de la baisse du TURPE et du relèvement progressif de l'accise. Concrètement, le prix du kWh en option Base est passé autour de 0,1951 € après cette révision, avant de remonter à 0,2001 € en septembre 2026 suite à la hausse d'août.

Qu'est-ce qui va augmenter en 2026 ?

En 2026, c'est surtout la hausse d'août (+2,5 % TTC sur le TRV) qui impacte les particuliers, touchant à la fois le prix du kWh et celui de l'abonnement. Du côté des taxes, l'accise sur l'électricité est revenue à son niveau de pré-crise (30,85 €/MWh), après avoir été fortement réduite sous le bouclier tarifaire. Le TURPE évolue également chaque année, avec une révision estivale qui se répercute sur l'ensemble des tarifs.

Quel est le meilleur tarif d'électricité en 2026 ?

Le meilleur tarif dépend du profil de consommation. Pour un petit consommateur (moins de 3 000 kWh/an), l'option Base reste souvent la plus avantageuse car elle évite la majoration d'abonnement des options à effacement. Pour une famille avec chauffe-eau électrique et report des lessives la nuit, l'option HP-HC peut permettre de réduire la facture si au moins 30 % de la consommation est décalée en heures creuses. L'option Tempo offre le kWh le moins cher (0,1696 € en jours bleus) mais exige une discipline stricte les 22 jours rouges annuels.

Pourquoi le prix du kWh a-t-il augmenté en août 2026 ?

La hausse de 2,5 % TTC au 1er août 2026 résulte principalement de la révision semestrielle des tarifs par la CRE, qui intègre l'évolution des coûts de fourniture sur les marchés de gros, la revalorisation du TURPE (acheminement et réseaux) et la trajectoire de l'accise. Cette hausse intervient après une série de baisses en 2025-2026 et reflète le retour à un niveau de tarif couvrant l'ensemble des coûts du système électrique français (source EDF Particulier, 2026).