Augmentation électricité janvier 2026 : tout ce qui change sur votre facture
Augmentation électricité janvier 2026 : pas de hausse tarifaire mais un changement de coefficient DPE et des ajustements TURPE. Tarifs réglementés, grilles

Au 1er janvier 2026, aucune hausse n'est appliquée aux tarifs réglementés de l'électricité. La hausse de +2,5 % TTC en moyenne intervient au 1er août 2026, sur décision du Gouvernement après proposition de la CRE (service-public.gouv.fr, 2026). En janvier, deux évolutions réglementaires entrent en vigueur : le coefficient de conversion de l'électricité passe de 2,3 à 1,9 (impact direct sur le DPE) et les composantes du TURPE sont révisées.
Au 1er janvier 2026, il n'y a pas de hausse des tarifs réglementés de l'électricité. La véritable augmentation : +2,5 % TTC en moyenne : intervient au 1er août 2026, validée par le Gouvernement sur proposition de la CRE (service-public.gouv.fr, 2026). Ce qu'il se passe en janvier est plus discret mais tout aussi structurant : le coefficient de conversion de l'électricité passe de 2,3 à 1,9, ce qui modifie le calcul du DPE pour les logements chauffés à l'électrique, et les composantes tarifaires (TURPE) sont ajustées. Cet article distingue clairement ces deux échéances et propose des leviers concrets pour maîtriser sa facture.
Pour connaître les détails du barème et du plafond applicables, l'article sur la TVA électricité 2026 : taux, barème et plafond offre une analyse complète.
En bref
- Aucune hausse du prix du kWh au 1er janvier 2026 : la hausse de +2,5 % TTC des TRV intervient le 1er août 2026
- Le coefficient de conversion électricité passe de 2,3 à 1,9, améliorant le DPE des logements chauffés à l'électrique sans travaux
- Le tarif EDF 2026 option Base est de 0,1940 €/kWh (compteurs 3-6 kVA) après la hausse d'août (edf-solutions-solaires.com, 2026)
- Résilier un contrat fixe en janvier par anticipation de hausse peut coûter 50 à 120 € de plus par an sans aucun bénéfice
- MaPrimeRénov' 2026 est recentrée sur les passoires thermiques : vérifiez l'impact du nouveau coefficient DPE sur votre éligibilité
Ce qui se passe vraiment au 1er janvier 2026 : pas de hausse tarifaire, mais un changement de règles
La confusion est fréquente. Beaucoup de ménages anticipent une hausse du prix du kWh dès janvier, or ce n'est pas le cas. Le tarif réglementé de vente (TRV) reste inchangé au 1er janvier 2026. Ce qui bouge à cette date, ce sont deux paramètres réglementaires qui n'apparaissent pas directement sur la facture mais dont les conséquences sont bien réelles.
Le premier : le coefficient de conversion de l'électricité, qui passe de 2,3 à 1,9. Ce coefficient sert à traduire l'énergie finale (celle que vous consommez) en énergie primaire (celle qu'il a fallu produire et acheminer). Jusqu'ici, 1 kWh consommé comptait pour 2,3 kWh d'énergie primaire. À partir du 1er janvier 2026, il ne compte plus que pour 1,9 kWh.
Le second : les ajustements périodiques du TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité), qui couvre l'acheminement et la distribution. Ces évolutions sont décidées par la CRE et entrent en vigueur par paliers. Elles sont intégrées dans la part « acheminement » de la facture, sans modification du prix facial du kWh.
Ces deux évolutions n'augmentent pas la facture en janvier. Elles modifient en revanche le classement énergétique de millions de logements chauffés à l'électricité, et préparent le terrain pour la hausse tarifaire du 1er août 2026.
Pour se prémunir contre ces changements, il est judicieux de se renseigner sur le meilleur tarif électricité 2026, prix du kWh et fournisseurs disponibles sur le marché.
Le coefficient de conversion de l'électricité passe de 2,3 à 1,9 : qu'est-ce que cela change ?
Le coefficient de 2,3 datait de 2012. Il reflétait un mix électrique encore très carboné et une logique de pénalisation du chauffage électrique par rapport au gaz. Depuis, le parc nucléaire et renouvelable a profondément modifié la donne : l'électricité française est l'une des moins carbonées d'Europe.
Avec le nouveau coefficient de 1,9 (velux.fr, mars 2026), le DPE d'un logement tout-électrique va mécaniquement s'améliorer. La consommation en énergie primaire : celle qui détermine l'étiquette énergie : diminue de près de 17 % à consommation finale identique. Un appartement qui affichait 300 kWhep/m²/an passe à environ 248 kWhep/m²/an, uniquement par ce changement de règle, sans aucun travaux réalisés.
Ce rééquilibrage était attendu par les professionnels du bâtiment et les bailleurs sociaux, pour qui le chauffage électrique pénalisait artificiellement les logements dans les classements DPE.
TURPE et composantes réglementées : les ajustements de janvier 2026
Le TURPE, ou Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité, représente environ 30 % de la facture d'un ménage. Il rémunère Enedis et RTE pour l'acheminement, la maintenance et le développement des réseaux.
La CRE procède à des ajustements périodiques. Ceux de janvier 2026 ne changent pas radicalement l'équation, mais ils sont intégrés dans le calcul du tarif réglementé. Concrètement, un ménage moyen ne verra pas sa facture bouger en janvier pour cette raison. L'impact se matérialisera dans la nouvelle grille tarifaire d'août 2026.
💡 À noter : Le TURPE est le même quel que soit le fournisseur. Il n'y a pas d'échappatoire en changeant d'opérateur : cette composante est identique pour tous les contrats raccordés au réseau public.
La vraie hausse tarifaire : +2,5 % au 1er août 2026 sur les tarifs réglementés EDF
Le Gouvernement a validé, sur proposition de la CRE, une augmentation moyenne de +2,5 % TTC des tarifs réglementés de vente au 1er août 2026 (service-public.gouv.fr, 2026). Cette hausse est qualifiée de « moyenne » car elle varie selon l'option tarifaire choisie.
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur tarif électricité totalenergies 2026 : barème, offres.
Nous détaillons ce point dans évolution prix électricité 2026 : +2,5 % en août, 0,2001.
Pour une analyse détaillée des barèmes et des impacts sur votre budget, il est essentiel de consulter le prix de l'électricité en 2026 : le barème complet par option.
L'option Base augmente légèrement plus, autour de +2,7 %. Les options Heures Pleines/Heures Creuses connaissent une évolution différenciée : les heures pleines grimpent davantage que les heures creuses, ce qui réduit mécaniquement l'écart entre les deux et peut modifier la rentabilité de l'option pour certains foyers. L'option Tempo subit une hausse plus modérée sur les jours bleus et blancs, mais les jours rouges restent à un niveau très élevé : inchangé ou presque.
Cette augmentation s'inscrit dans un cadre régulé par le dispositif de partage des recettes entre EDF et l'État. En dessous de 78 €/MWh, EDF conserve l'intégralité de ses recettes. Entre 78 et 110 €/MWh, la moitié du surplus est reversée. Au-delà de 110 €/MWh, l'intégralité du surplus est reversée (opera-energie.com, 2026). Ce mécanisme, mis en place après la crise énergétique, plafonne les marges d'EDF lorsque les prix de marché sont élevés et protège indirectement le consommateur.
La hausse d'août 2026 reste modérée comparée aux envolées de 2022-2023. Elle traduit une stabilisation progressive après la sortie du bouclier tarifaire, dans un contexte de détente des prix de gros de l'électricité.
Pour une vue d'ensemble des différents coûts, consultez le prix électricité 2026 en France : tous les tarifs kWh à jour.
Tarif EDF 2026 option Base : 0,1940 € le kWh (compteurs 3-6 kVA)
Le tarif réglementé EDF en option Base s'établit à 0,1940 € par kWh pour les compteurs de 3 à 6 kVA (edf-solutions-solaires.com, 2026). C'est le tarif de référence pour la majorité des foyers français : un prix unique du kWh, quelle que soit l'heure de la journée.
Pour un ménage consommant 9 000 kWh par an : chauffage électrique compris : la part variable de la facture s'élève à environ 1 746 € TTC. L'abonnement annuel pour une puissance souscrite de 6 kVA tourne autour de 155 €, portant la facture totale à environ 1 900 € TTC par an.
Ce tarif convient aux foyers dont la consommation est relativement uniforme sur la journée. Dès qu'un ballon d'eau chaude électrique ou un chauffage pilotable entre en jeu, les options à effacement (HP/HC, Tempo) deviennent souvent plus rentables.
Pour comprendre l'ensemble des composants de votre facture, y compris les accises, l'article sur la facture électricité janvier 2026 : accise à 30,85 €/MWh fournit des détails pertinents.
Tarif EDF 2026 heures pleines et creuses : ce qui change
L'option Heures Pleines/Heures Creuses différencie le prix du kWh selon 8 plages horaires quotidiennes, fixées par Enedis selon la commune. La hausse d'août 2026 touche davantage les heures pleines que les heures creuses.
Le tarif heures pleines avoisine 0,21 € par kWh, tandis que les heures creuses restent autour de 0,15 €/kWh. L'écart, qui était de près de 40 %, se réduit à environ 30 %. La rentabilité de l'option dépend du taux de report de consommation en heures creuses. Un seuil de 30 % de consommation en HC est généralement nécessaire pour que l'option soit avantageuse.
Un ménage avec un ballon d'eau chaude électrique programmé la nuit et du chauffage électrique à accumulation peut atteindre 40 à 50 % de report. Dans ce cas, le gain par rapport à l'option Base se chiffre à 80-150 € par an. En dessous de 25 % de report, l'option Base redevient plus économique.
Option Tempo et tarif EDF 2026 : ce qu'il faut savoir
L'option Tempo reste la plus complexe et la plus clivante : 300 jours bleus (peu chers), 43 jours blancs (prix intermédiaire) et 22 jours rouges (très chers), répartis entre novembre et mars. En 2026, les jours bleus restent sous la barre des 0,14 €/kWh, les jours blancs autour de 0,18 €/kWh, et les jours rouges dépassent les 0,70 €/kWh.
La hausse d'août 2026 est très modérée sur les jours bleus et blancs. Les jours rouges, déjà dissuasifs, n'augmentent quasiment pas.
⚠️ Attention : les jours rouges Tempo (22 jours par an) peuvent faire exploser la facture d'un foyer mal informé. Une journée rouge à 0,70 €/kWh avec 40 kWh consommés coûte près de 28 €, contre 5,60 € un jour bleu. Le pilotage intelligent du chauffage est indispensable pour cette option.
Pour un ménage discipliné, capable de délester le chauffage et l'eau chaude les jours rouges, Tempo génère des économies de 150 à 250 € par an par rapport à l'option Base. C'est l'option la moins chère pour qui maîtrise sa consommation, et la plus chère pour qui la subit.
Pour des informations spécifiques sur les périodes de réduction, l'article sur la baisse facture électricité février 2026 : prix, calendrier peut être d'une grande aide.
Nouveau coefficient de conversion 1,9 : quel impact sur votre DPE et votre classement énergétique ?
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) classe les logements de A à G selon leur consommation d'énergie primaire. Pour le chauffage électrique, la consommation finale est multipliée par le coefficient de conversion. Jusqu'au 31 décembre 2025, ce coefficient était de 2,3. Depuis le 1er janvier 2026, il est de 1,9 (velux.fr, mars 2026).
Ce changement profite mécaniquement aux logements chauffés à l'électricité. À consommation inchangée, l'étiquette DPE s'améliore. Cela ne signifie pas que le logement consomme moins : cela signifie que le mode de calcul reflète mieux la réalité du mix électrique français, moins carboné qu'en 2012.
Pour les propriétaires, l'enjeu est concret. Un logement classé F ou G : qualifié de « passoire thermique » : est progressivement interdit à la location. Améliorer l'étiquette sans faire de travaux, par simple changement de norme, peut éviter une mise en conformité coûteuse à court terme. Pour autant, ce n'est pas une solution miracle : le confort thermique et la facture, eux, ne changent pas.
Simulation : un F électrique peut devenir E grâce au nouveau coefficient
Prenons un cas concret. Un appartement de 65 m², chauffé intégralement à l'électricité, construit dans les années 2000, avec une consommation en énergie finale de 150 kWh/m²/an.
Avec l'ancien coefficient de 2,3, sa consommation en énergie primaire s'établissait à 345 kWhep/m²/an (150 × 2,3). Cela le classait en étiquette F (seuil : 331 à 420 kWhep/m²/an). Avec le nouveau coefficient de 1,9, cette même consommation finale donne désormais 285 kWhep/m²/an (150 × 1,9). Le logement bascule en étiquette E (seuil : 251 à 330 kWhep/m²/an).
Le gain est purement administratif et réglementaire. La facture d'électricité, elle, reste identique. Mais pour le propriétaire, l'enjeu est immédiat : un logement classé E peut encore être loué sans restriction jusqu'en 2028, alors qu'un logement F est interdit à la relocation depuis 2025.
Cette simulation ne vaut pas diagnostic officiel. Seul un diagnostiqueur certifié peut établir le DPE opposable d'un logement, en intégrant l'ensemble des paramètres (isolation, ventilation, orientation, etc.).
Conséquences pour MaPrimeRénov' 2026 et les passoires thermiques
MaPrimeRénov' 2026 est recentrée sur les passoires thermiques, avec des plafonds de ressources et de subventions révisés (velux.fr, 2026). Le changement de coefficient DPE peut avoir un effet paradoxal : des logements qui étaient éligibles aux aides en 2025 en tant que passoires (F ou G) pourraient ne plus l'être en 2026 une fois reclassés E.
Pour les propriétaires occupants, MaPrimeRénov' reste accessible sous conditions de ressources, avec un reste à charge variable selon les revenus. Les ménages très modestes peuvent financer jusqu'à 90 % du montant des travaux de rénovation globale.
Pour les propriétaires bailleurs, le décret « interdiction de location » continue de s'appliquer selon l'étiquette DPE en vigueur. Un propriétaire dont le logement passe de F à E grâce au nouveau coefficient n'a pas de travaux à réaliser pour continuer à louer à court terme. À moyen terme, l'échéance de 2028 (interdiction des E) reste néanmoins une épée de Damoclès.
📌 Important : l'éligibilité aux aides MaPrimeRénov' dépend du DPE en vigueur au moment du dépôt du dossier. Si votre logement vient d'être reclassé à la hausse, vérifiez votre nouvelle étiquette avant d'engager des démarches.
L'erreur courante : confondre hausse de janvier et hausse d'août 2026
Chaque année, l'annonce d'une hausse tarifaire génère un réflexe compréhensible : renégocier son contrat d'électricité avant que les prix ne grimpent. En 2026, cette anticipation peut coûter cher si elle intervient au mauvais moment.
L'erreur classique consiste à résilier un contrat d'offre de marché à prix fixe en janvier, pensant échapper à une augmentation immédiate, pour basculer vers un autre contrat fixe alors que les prix de marché de gros restent élevés. Résultat : le ménage perd des conditions avantageuses négociées un an plus tôt, et se retrouve avec un tarif supérieur à ce qu'il aurait payé en restant sur son contrat initial.
La réalité : en janvier 2026, les TRV ne bougent pas. La hausse de +2,5 % n'intervient qu'en août. Un contrat à prix fixe signé avant l'été 2026 peut parfaitement rester compétitif jusqu'à son échéance, même après la hausse d'août.
Dans les faits, ce qu'on observe chez les ménages pressés, c'est une perte sèche de 50 à 120 € par an, simplement pour avoir changé de contrat au mauvais moment, sans bénéfice réel sur le prix du kWh.
Pourquoi résilier son contrat en janvier 2026 peut coûter plus cher
Les offres de marché à prix fixe sont indexées sur les prix de gros de l'électricité au moment de la souscription. Or, les prix de gros connaissent une détente progressive en 2025-2026, mais restent supérieurs à leur niveau d'avant-crise.
Un contrat fixe signé en 2024 ou début 2025 a pu capter un prix autour de 0,17 à 0,19 €/kWh. En janvier 2026, un nouveau contrat fixe s'affiche plutôt autour de 0,19 à 0,22 €/kWh selon les fournisseurs. Résilier l'ancien pour prendre le nouveau, c'est s'exposer à une hausse immédiate, sans lien avec les TRV.
La résiliation d'un contrat d'électricité est gratuite et sans préavis. Mais cette facilité ne doit pas faire oublier la règle de bon sens : on compare toujours le prix du kWh et le prix de l'abonnement de son contrat actuel avec ceux de l'offre cible, pas avec une hausse hypothétique.
Prix fixe, offre de marché ou TRV : comment choisir en 2026 ?
Le choix entre TRV et offre de marché dépend de trois paramètres : le prix facial du kWh, la durée de l'engagement, et la sensibilité à la volatilité.
- TRV (tarif réglementé) : prix révisable une à deux fois par an par décision gouvernementale, aucune surprise entre deux échéances. Proposition de la CRE, validation par l'État. Convient à ceux qui veulent de la lisibilité sans avoir à comparer les offres.
- Offre de marché à prix fixe : le prix du kWh est verrouillé pour 2 ou 3 ans. Protège contre les hausses futures, mais empêche de profiter d'une éventuelle baisse. Convient à ceux qui anticipent une remontée durable des prix.
- Offre de marché indexée sur le TRV : propose une remise en pourcentage par rapport au tarif réglementé (-5 %, -10 %…). La remise suit les évolutions du TRV. Simple à comparer, mais la promesse de remise n'est valable que tant que le fournisseur la maintient.
Aucune option n'est universellement meilleure. Le TRV sert de référence. Comparer les offres de marché indexées par rapport à ce tarif de référence reste la méthode la plus fiable (service-public.gouv.fr, 2026).
Prix électricité 2026 particulier : 5 leviers concrets pour réduire sa facture
Face à la hausse d'août 2026, plusieurs actions permettent de réduire la facture sans investissement lourd. Certaines sont immédiates et gratuites, d'autres nécessitent des travaux dont la rentabilité est à calculer sur plusieurs années.
L'optimisation tarifaire est le premier levier, le plus rapide et le moins coûteux. Changer d'option tarifaire (Base → HP/HC, ou HP/HC → Tempo) peut générer 80 à 250 € d'économies par an selon la capacité du foyer à déplacer sa consommation. Ensuite viennent les travaux d'isolation, les équipements plus performants (chauffe-eau thermodynamique, pompe à chaleur), puis le pilotage domotique de la consommation.
Les aides publiques (CEE, MaPrimeRénov', éco-prêt à taux zéro) réduisent le reste à charge des travaux. En 2026, le dispositif est recentré sur les passoires thermiques, mais les ménages aux revenus modestes et intermédiaires restent éligibles à des subventions significatives pour les rénovations globales.
Pour une analyse détaillée de la hausse d'août 2026 et de son impact chiffré sur différents profils de ménages, consultez notre analyse complète de l'augmentation électricité 2026.
Choisir la bonne option tarifaire EDF en 2026
Le choix de l'option tarifaire est le levier le plus accessible et le plus immédiat. Il repose sur un diagnostic simple : quel est le taux de consommation en heures creuses du foyer ?
Si le taux de report en heures creuses dépasse 30 %, l'option HP/HC est avantageuse. Si le foyer peut délester massivement sa consommation 22 jours par an, l'option Tempo devient la moins chère du marché. Sans ballon d'eau chaude électrique ni chauffage pilotable, l'option Base reste la plus adaptée.
Le changement d'option est gratuit et effectif sous quelques jours auprès d'EDF. Aucun travaux n'est nécessaire : le compteur Linky gère la programmation. Pour les foyers équipés de panneaux solaires en autoconsommation, l'option Tempo + pilotage intelligent est souvent la plus rentable.
Isolation et chauffage : les travaux qui rentabilisent le plus face à la hausse
L'isolation des combles perdus reste le premier poste de déperdition thermique dans une maison individuelle. Avec un coût de 25 à 50 €/m² posé (ADEME, 2025) et des aides couvrant jusqu'à 90 % du montant pour les ménages très modestes, le retour sur investissement est souvent inférieur à 5 ans.
Le remplacement d'un vieux ballon d'eau chaude électrique par un chauffe-eau thermodynamique permet de diviser par 3 la consommation d'eau chaude sanitaire. L'investissement, de l'ordre de 2 500 à 4 000 € pose comprise, est amorti en 6 à 10 ans selon les usages.
La pompe à chaleur air/eau en remplacement d'une chaudière électrique à effet Joule est le chantier le plus lourd (8 000 à 15 000 €) mais aussi le plus rentable à long terme, avec un coefficient de performance (COP) de 3 à 4 : 1 kWh d'électricité consommé produit 3 à 4 kWh de chaleur.
Aides disponibles en 2026 : CEE, MaPrimeRénov' et éco-prêt à taux zéro
Trois dispositifs principaux financent la rénovation énergétique en 2026 :
- MaPrimeRénov' : recentrée sur les passoires thermiques, avec des plafonds de travaux et de subventions révisés. Accessible aux propriétaires occupants sous conditions de ressources et aux propriétaires bailleurs. Le parcours « rénovation globale » permet de financer des bouquets de travaux visant un gain énergétique d'au moins 35 %.
- Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : versés par les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, TotalEnergies) sous forme de primes, cumulables avec MaPrimeRénov'. Les montants varient selon les travaux et les revenus du ménage.
- Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ) : jusqu'à 50 000 € de prêt sans intérêt pour financer une rénovation globale, remboursable sur 20 ans. Accessible sans condition de ressources.
Le cumul de ces trois aides peut couvrir 70 à 90 % du coût total des travaux pour un ménage très modeste réalisant une rénovation globale (velux.fr, 2026).
Évolution des prix de l'électricité depuis 2021 : comprendre la trajectoire tarifaire
La hausse de +2,5 % d'août 2026 n'est qu'un point sur une courbe qui a connu des secousses sans précédent depuis 2021. Remettre cette augmentation en perspective permet de mesurer le chemin parcouru et la relative stabilisation en cours.
Entre 2021 et 2023, la crise énergétique a fait flamber les prix de gros de l'électricité, passant d'environ 50 €/MWh à plus de 300 €/MWh à l'été 2022. Le bouclier tarifaire, mis en place par le Gouvernement, a limité la hausse des TRV à +4 % en 2022, puis +15 % en 2023. Sans ce bouclier, la facture aurait augmenté de plus de 35 % en 2023 selon la CRE.
La sortie progressive du bouclier en 2024-2025 a entraîné des hausses successives, mais dans des proportions désormais maîtrisées. En 2025, la détente des prix de gros s'est confirmée, avec un mégawattheure revenant sous la barre des 80-90 €. La hausse d'août 2026 (+2,5 %) s'inscrit dans cette normalisation, loin des pics de 2022-2023.
Du bouclier tarifaire à la détente : chronologie 2021-2026
La chronologie récente des prix de l'électricité en France se résume en cinq étapes :
- 2021 : reprise économique post-Covid, tension sur les marchés de l'énergie, prix de gros autour de 100 €/MWh fin 2021.
- 2022 : invasion de l'Ukraine, explosion des prix du gaz, effet domino sur l'électricité. Les prix de gros atteignent 300 €/MWh. Le bouclier tarifaire limite la hausse à 4 %.
- 2023 : maintien du bouclier tarifaire, hausse limitée à 15 %. Les prix de gros commencent à refluer en fin d'année.
- 2024-2025 : sortie progressive du bouclier, retour à des hausses modérées. Les prix de gros se stabilisent autour de 70-90 €/MWh.
- 2026 : stabilisation confirmée. Hausse de +2,5 % en août, dans un contexte de détente. Le dispositif de partage des recettes EDF encadre les marges du producteur historique.
Cette trajectoire montre que la hausse de 2026 est d'une tout autre nature que les chocs de 2022-2023. Elle reflète une indexation modérée des tarifs, et non une crise d'approvisionnement.
Le dispositif de partage des recettes entre EDF et l'État
Depuis la refonte de la régulation du nucléaire, un mécanisme de partage des recettes plafonne les marges d'EDF lorsque les prix de marché dépassent certains seuils. Ce dispositif, en vigueur en 2026, fonctionne ainsi (opera-energie.com, 2026) :
- En dessous de 78 €/MWh : EDF conserve l'intégralité de ses recettes.
- Entre 78 et 110 €/MWh : la moitié du surplus est reversée à l'État.
- Au-delà de 110 €/MWh : le surplus est intégralement reversé.
Ce mécanisme est conçu pour éviter qu'EDF ne profite indûment de prix de marché élevés alors que sa base de coûts (le parc nucléaire historique) reste relativement stable. Les recettes reversées alimentent le budget de l'État et contribuent à financer les aides à la rénovation énergétique.
Pour le consommateur, ce dispositif a un effet indirect mais réel : il limite la pression à la hausse sur les TRV en découplant partiellement le tarif réglementé des prix de marché lorsque ceux-ci s'envolent.
Fiche pratique
| Budget estimé | 0 € pour l'optimisation tarifaire (changement d'option gratuit) ; 1 500 à 15 000 € pour les travaux de rénovation énergétique, avec aides couvrant 70 à 90 % du montant pour les ménages très modestes |
| Temps d'installation | Changement d'option tarifaire : quelques jours ; travaux d'isolation : 1 à 5 jours selon le chantier ; pompe à chaleur : 2 à 5 jours |
| Difficulté | Optimisation tarifaire : débutant (démarche en ligne ou par téléphone). Travaux : faire appel à un professionnel RGE |
| Protocoles / normes concernés | DPE (arrêté du 31 mars 2021 modifié) : coefficient de conversion de l'électricité : 1,9 depuis le 1er janvier 2026 ; TURPE 6 (2021-2025) prolongé et ajusté |
| Alternatives | Ajuster puissance souscrite (kVA) si surdimensionnée ; délesteur pour piloter les jours Tempo ; autoconsommation solaire pour réduire la part de kWh achetés |
| Prérequis | Compteur Linky pour les options HP/HC et Tempo ; diagnostic DPE récent (<10 ans pour les maisons, <5 ans pour les copropriétés) pour les aides MaPrimeRénov' |
Sources
Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).
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Vos questions
Est-ce que le prix de l'électricité va augmenter en 2026 ?
Oui, mais uniquement au 1er août 2026, pas en janvier. La hausse moyenne est de +2,5 % TTC sur les tarifs réglementés de vente (TRV), validée par le Gouvernement sur proposition de la CRE (service-public.gouv.fr, 2026). Aucune hausse tarifaire n'est appliquée au 1er janvier 2026. Les évolutions de janvier sont réglementaires (coefficient de conversion DPE, ajustements TURPE) et n'impactent pas directement le prix du kWh.
Qu'est-ce qui va augmenter au 1er janvier 2026 ?
Au 1er janvier 2026, le prix du kWh n'augmente pas. En revanche, le coefficient de conversion de l'électricité passe de 2,3 à 1,9 (velux.fr, mars 2026), ce qui améliore mécaniquement le classement DPE des logements chauffés à l'électrique. Les composantes du TURPE (acheminement et distribution) sont également ajustées, mais ces modifications sont intégrées dans la structure tarifaire sans impact immédiat sur la facture.
Quelle est la nouvelle grille tarifaire d'EDF pour 2026 ?
Le tarif réglementé EDF en option Base s'établit à 0,1940 €/kWh pour les compteurs 3 à 6 kVA (edf-solutions-solaires.com, 2026). En option Heures Pleines/Heures Creuses, le tarif heures pleines avoisine 0,21 €/kWh et les heures creuses environ 0,15 €/kWh. L'option Tempo reste la moins chère pour les ménages disciplinés (jours bleus sous 0,14 €/kWh), mais les 22 jours rouges dépassent 0,70 €/kWh. Ces tarifs intègrent la hausse d'août 2026.
Quelle sera l'augmentation des tarifs gaz et électricité en 2026 ?
Pour l'électricité, l'augmentation est de +2,5 % TTC en moyenne au 1er août 2026 sur les tarifs réglementés EDF. Cette hausse varie selon les options : environ +2,7 % en option Base, un peu moins en Tempo, avec un effet différencié sur les heures pleines et creuses. Pour le gaz, le tarif réglementé a disparu depuis juillet 2023. Les prix de marché du gaz naturel restent inférieurs à leurs pics de 2022-2023 mais sont décorrélés des TRV électricité.
